‹ Le doute et ses victimes dans le siècle présentChapitre 7 sur 37 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

— « Nou, répond la vraie scieuce, plus nos « connaissances s'étendent dans les sciences natu- « relies, plus elles doivent, au lieu d'ajouter à « notre présomption , nous donner un sentimenl u plus profond de notre ignorance et de notre « incapacité naturelles (juant à la science des « choses divines.... Le spectacle de jour en jour « plus étendu de l'univers matériel nous apprend a de plus en plus combien nous savons peu de « l'univers spirituel.... Savoir qu'il y a certaines « choses (jue nous ne pouvons savoir est en soi <( une connaissance aussi précieuse que siire, et « il n'y a point de plus grand service à rendre « à la science que la juste détermination de ses « limites (l). »

Ainsi les hommes de la science se sont-ils partagés en deux catégories. Les uns, les plus grands , les meilleurs , comme Pascal . Descartes, Leibnitz, Newton, Volta, Ampère, Biot. Cauchy, acceptent ces limites de l'intelligence humaine, les respectent et s'inclinent devant l'infini divin.

Les autres, plus saisis de la puissance de

(1) Le docteur Chaliners, Xatural Tlicotogy , t. II, p. 249- 265.Gilt' par M. Guizot, Médilaiioiis sur la religion cliréticiuic. 1. 1, 4' inédit., p. 1:27 et suiv.

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