XXII INTRODUCTION
l'homme que de son infirmité, s'exaltent dans l'orgueil, brouillent tout, se lancent en aveugles dans les suppositions, professent le scepticisme et déclarent premièrement le surnaturel aboli, au nom de la prétendue religion de l'avenir.
Eu second lieu la science doit être positive, mais certains esprits étroits ont prétendu que cela voulait dire exclusive; et par une confusion aussi déplorable que la précédente, n'acceptant d'autre méthode que la méthode mathématique, ils ont pris le parti de rejeter dans le champ des pures conjectures toute proposition religieuse ou morale impuissante à se réduire en formules exactes, et à atteindre l'évidence delà Géométrie. De là une nouvelle école de sceptiques positivistes aujourd'hui très en vogue. Sont-ils de bonne foi? Ont-ils voulu seulement se donner de grands airs en se montrant difficiles en matière de preuves? La fatale prédominance des sciences mathématiques dans l'éducation les aurait-elle amenés à cet aveuglement de ne reconnaître plus qu'un seul ordre de vérités et qu'un seul procédé de démonstration? N'ont-ils pas vu que pour ruiner la religion, ils ruinaient en même temps toute philosophie , toute morale , toute esthétique , toutes les sciences humaines qui reposent sur