‹ Le Doute: leçons faites à l'Université Nouvelle de Bruxelles 1908Chapitre 61 sur 135 · LE DO LIE · texte numérisé non relu

LE DO LIE

ment pathologique. Mais il procède par crises, entre lesquelles le sujet recouvre son état normal, sinon l'état normal. Pendant la crise on observe toutes les réactions que nous allons étudier tout à l'heure; en dehors de la « son caractère est celui que nous venons de décrire rapidement, avec un degré un peu plus accentué peut-être, une émolivité plus marquée et plus constante.

En outre, certains scrupules, certaines manies, certaines phobies subsistent, vite écartés sans doute, mais revenant aussi avec la plus grande facilité. La suggestibilité est en effet assez développée, mais comme elle s f exerçe successivement dans les sens les plus opposés elle n'est d*aucun secours réel et durable. D'ailleurs, moins on s'occupe d* vestiges de la crise de doute, et plus ils passent rapidement.

Le caractère différentiel le plus marqué entre ces deux catégories, c'est l'incapacité de travail effectif dans cette dernière, incapacité absolue pendant les périodes de crise, incapacité relative pendant les périodes d'accalmie.

Enfin, la quatrième catégorie de douleurs est constituée par les grands douleurs obsédés, phobiques, maniaques, chez qui le doute existe à l'état continu, basé sur un état constitutionnel, congénital et héréditaire le plus souvent, et ne subit plus que des exacerbations et des accalmies relatives, mais présente rarement de retour complet et surtout définitif à un équilibre, sinon normal, du moins permettant une vie possible.

Ici il ne s'agit plus de traits de caractère plus ou moins exagérés, mais en somme normaux, comme dans les catégories précédentes, où c'est surtout l'opposition, la contradiction, le contraste de ces traits qui étonnent, et qui sont, en somme, la résultante de l'état de doute lui-même. Cher le grand douteur obsédé, soit sous forme de crise passagère comme dans la catégorie précédente, soit d'une façon con-

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