THÉORIE PSYCHO-PHYSIOLOGIQUE
une diffusion trop faible et trop grande de l'énergie cérébrale sous l'influence des moindres excitations.
C'est pour ces raisons que je préfère conserver les anciens termes de douteurs, d'obsédés, d'émotifs, de phobiques, pour désigner les malades atteints de ces troubles d'émotivité morbide, et ceux de névrose d'angoisse ou mieux de psycho-névrose émotive pour désigner leur maladie.
Quant à la nature du doute, normal ou pathologique, nous sommes amené à conclure de son mécanisme, comme cela ressortait jiéjà dès le début de la simple observation, que c'est essentiellement un phénomène d'ordre émotif, affectif et personnel. Sous son apparence intellectuelle ce n'est nullement un trouble de la connaissance, mais un trouble de l'affectivité et de toute la personnalité. Il n'est pas davantage un trouble de la volonté, car s'il se montre à l'issue des phases de la volition, il apparaît plus souvent encore sans que la volonté soit en cause. Il consiste, en effet, essentiellement en un conflit entre toutes les manifestations possibles et quelconques de l'activité psychophysiologique du cerveau, sans qu'un acte volitionnel en doive être l'aboutissant.