LE SQU1X A DE
Et qu’est-ce qu’il peut faire, voyons?
ANDRÉ
fl peut? il peut me ruiner tout à l’heure en faisant chavirer ma barque...
LESQUINADE.
Not’ barque.
ANDRÉ
Not’ barque... (se reprenant.) Ma barque I Et il peut aussi m’enrichir en un tour de main.
FRANCINE
Vous enrichirl
LESQUINADE.
Avec quoi? Avec les méchantes épaves qu’il vous fera trouver sur la grève? Des planches pourries et des souliers percés!
ANDRÉ
Eh bien, et le trésor de3 Sarrazins?
LESQUINADE.
Ah! ça, c’est autre chose!
ANDRÉ
Je crois bien I le grand trésor qu’il y a plus de mille ans les Sarrasins avaient pillé au château Moret. Mais ces païens comptaient sans le Drac, qui vivait déjà dans les temps antiques. Il a brisé comme paille leur vaisseau sur les récifs, et a enfoui sous le sable et la roche toutes ces richesses pour jouer avec pendant le restant des siècles. Pensez maintenant que s’il voulait seulement me rapporter du fond de l’eau un simple baril de poudre d’or...
FRANCINE
II' a donc des mains, le génie?
ANDRÉ
Tiens! mécréante, regarde : plus de bouquets!
LE DRAC
LE SQIIIN A DE.
Eli! pardine, c’est le vent! le vont qui monte et la mer qui creuse! Et toujours pas de barque !
ANDRÉ
Ah! bon Dieu! qu’est-ce qu’ils ont donc, sur le sentier du Cap, à faire les grands bras do détresse?... Est-ce qu’on verrait de làhaut ma pauvre barque? Oh! courons!
• • LESQUINADE.
Courons! Oh! ma pauvre barque... (assortent.)