TECHNIQUE OPÉRATOIRE
L'opération que nous allons maintenant décrire à pour but de drainer la plèvre au point déclive, seul point où puisse se faire un dramage utile comme nous l’avons vu précédemment.
Mais ce point déclive ne peut être situé extérieurement de façon précise : car, à côté des différences signalées plus haut, entre le côté droit et le côté gauche, et celles liées aux formes allongée ou en tonneau de la cage thoracique, il en est d’autres impossibles à prévoir qui tiennent aux variations très marquées d’un individu à l’autre.
Choisir un lieu d’incision qui coïnciderait avec le point déclive et cela en se basant uniquement sur des repères extérieurs, serait très imprudent; on risquerait d’inciser trop bas : l’incision ne menant plus alors dans le cul-de-sac pleural lui-même, mais bien dans ce tissu cellulaire lâche, épais de 2 centimètres environ, qui sépare le fond du cul-de-sac pleural du sinus diaphragmatique. Ce serait, en quelque sorte, l'équivalent d’une ponction blanche. On pourrait aussi,
LPS SU
consécutivement à une blessure du diaphragme, avoir une hémorragie dans ce même tissu sous-pleural.
Enfin, en opérant sans prudence, on risquerait la perforation du diaphragme et la pénétration dans la cavité péritonéale ; on voit d’iciles complications qu’entrainerait l’issue du pus dans la séreuse. Cette péritonite est la plus grande crainte des chirurgiens.
On ne peut done situer & priori le point déclive au niveau des X° ou XI° espaces, ni y placer l’incision de drainage. Trop souvent la plèvre n’atteint pas ces espaces. Les aborder d'emblée serait inutile ou trop téméraire.
Il faut donc chercher à apprécier la situation du point déclive par des moyens qui n’offriront pas ces: dangers. D’après ce que nous venons de dire, on voit qu’il est obligatoire d'employer une méthode endopleurale.
La technique que nous allons décrire est basée sur cette nécessité d'explorer la plèvre par des manœuvres . intrapleurales avant d’aborder l’incision de drainage,