‹ Le drame chinoisChapitre 19 sur 58 · LES CHEMINS DE FEE · texte numérisé non relu

LES CHEMINS DE FEE

listes du terroir n'ayant que trop de raisons pour sérier les cordons de leur bourse et redoutant à l'é^l de la pesl« . l'intervention .mandarine dans toute combinaison industrielle ou financière. L'illusion des Liou-Ming- Tchouan, des Chang-Chi-Tong et autres pseudo-réformateurs fut donc de courte durée. Si jamais il prenait fantaisie à la Chine de faire quelques timides emprunts aux idées et aux méthodes européennes, il est de toute évidence qu'un orgueilleux fora da se n'avancerait point ses affaires.

D'ailleurs, les véritables sentiments de la nation, en matière de grands travaux publics, nous sont révélés par l'extravagante démarche de son gouvernement, en 1876, lorsque fut établie la première voie de fer, le petit tronçon reliant Shanghaï à Woo-Sung. La ligne, inaugurée depuis six mois, promettait déjà de sérieux dividendes, quand les Célestes ]a rachetèrent à beaux deniers comptants... pour la démolir. L'opération, excellente pour la compagnie étrangère, n'avait cependant quoi que ce fût d'encourageant pour l'avenir.

En ce qui concerne le grand réseau récem- .ment ébauché — et fort endommagé lui-même à l'heure présente — l'émotion provoquée par

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