T6 LE DRAME CHINOIS
la multiplicité des pointt d'attaque, par c«b nombreux ch&utiers inopinément ouverta au cœur de l'empire tient à det causes d'autanb plus redouiables qu'elles ne tombent pas sous le sens. L'obstacle ici, c'est l'insaisissable, la superstition toute-puissante et protéiforme.
Nous n'avons pas seulement affaire aux morts, très encombrants en Chine, comme chacun sait, et dont ou ne saurait troubler si peu que ce fût le repos sans occasionner des désastres. Il est sinon toujours facile, du moins possible d'éviter de bousculer une tombe ; mais le moyen de ne pas, par mégarde, offenser Ymvisible, les myriades d'influences bonnes ou malignes qui peuplent l'atmosphère, la terre et les eaux? Le Chinois, ne l'oublions pas, est, de beaucoup, le plus superstitieux des êtres ; à cet égard il rendrait des points à tous les fétichistes du continent noir. On ne saurait se faire une idée du rôle prépondérant que jouent dans les moindres actes de sa vie la géomancie, la nécromancie, les sortilèges. Quelquefois — rarement — les hommes de la haute classe se donneront, vis-à-via de l'étranger, l'apparence d'esprits forts que n'émeuvânt point ces balivernes. Elles n'influeront pas moins sur chti* cun de leurs faits et gâstés.
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