I.A CHINE ET LEB
nant à la religion réformée, j'éprouyais l'étonuement doat on serait saisi en voyant un chef d'armée tirer sur ses propres troupes. Ces hommes en effet ont pu se tromper sur le choix des moyens, échouer dans leurs tentati-ves par manque d'expérience, compromettre Tavenir par un zèle inconsidéré, leurs illusions n'en furent pas moins généreuses, leur idéal n'en fut pas moins élevé, et, à ce titre, ils auraient droit à pIuB d'égards.
Mais, en pareil cas, le procédé le plus sur pour échapper à tout soupçon de partialité même involontaire est de laisser la parole aux intéressés. Il en est dans le nombre qui ne ae mettent point en frais de circonlocutions ni d'euphémismes et assènent leur avis comme un coup de massue. Tel M. Bslfour'. Selon lui, ■ les missionnaires protestants qui jouissent du respect de leurs compatriotes sont l'ex- «eption, non la règle : encore doivent-ils leur réputation beaucoup plus à leurs talents de sinologues qu'à leur prestige ecclésiastique ». il est vrai que s'ils n'ont pas réussi à se concilier leurs concitoyens, ils ont également joué de malheur auprès des Célestes. Le révérend