Missionary oroanisation in China. Cheloo
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lA CHINE ET LES MISSIONS. 107
permet d'envisager l'éventualité d'une épidémie de malveillance s'étendant sur un quart de la population du globe. >
Xies raisons de cet insuccès sont multiples.
Je laisBe de côté les formes extérieures du culte, d'une simplicité peut-être trop froid© et peu attirante pour des Orientaux. Mais ii y a aussi l'instabilité du personnel. Celui-ci est composé d'hommes fort distinguée et dont le dévouement ne saurait être mis en doute. En revanche, dans la plupart des cas, il n'est que trop enclin à prendre les missions pour une profession comme une autre, mieux rémunérée qu'une autre, impliquant pour le titulaire, avec toutes les joies de la vie de famille, l'agréable perspective de voir sa solde s'accroître au prorata de sa progéniture. En général, le clergymau expédié d'Amérique ou du royaume-Uni ne fait en Chine qu'un eéjour assez bref, coupé, qui plus est, de déplacements et de villégiatures estivales. Au bout de quatre ou cinq ans, il plie bagage. C'est un passant. Le temps lui manque pour acquérir une influence personnelle sur le Chinois, que ses allées et venues déconcertent.
Mais ce qui lui nuit surtout dans l'esprit des Célestes, ce sont, comme l'indique fort
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bien M, Henry Norman *, ses jalousies, sm menées pour évincer la concurrence, l'état de paix armée, sinon d'hostilité ouverte, d'école à école, d'église à église, les pieuBes intrigues pour recruter des prosélytes aux dépens du voisin ; enfin, condition fâcheuse pour entrer . en campagne, l'éparpillé ment des forces, la tendance à maintenir en Chine les mesquines divisions et subdivisions de sectes de la Grande-Bretagne et du Nouveau Monde. C'est ainsi que nous y voyons trois branches de l'Episcopal Church, neuf sectes de presbytériens, deux sectes de congrégationalistes, deux sectes de baptistes et beaucoup d'autres de moindre importance. Faisons le compte : 3 et 9, 12, et 2, 14, et 2, 16! Seize églises, représentant, bien entendu, aux yeux des Chinois, autant de religions différentes, les missionnaires n'ayant pas même réussi à se mettre d'accord sur le terme chinois à employer pour désigner le Dieu unique dont ils veulent enseigner la doctrine. Ils ne s'entendent que sur la nécessité impérieuse de ne pas être confondus avec leurs concurrents et, par suite, de prescrire rigoureusement le vocable Tien