‹ Le drame chinoisChapitre 37 sur 58 · Voir, à ce sujet, dans La Chtne nouvelle · texte numérisé non relu

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Revue Illustrée d'Extrême-Orient, n" 8, l'intéressante étude de MM. Louis Scultort et Francis Laur : Les Quatre Chine.

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APBÈS U TorSlCBITTE. 123

pliquée. Elle a ceci de particulier que ses partisans, tout en se défendant de vouloir porter atteinte au principe 5e rintégrité territoriale du Céleste- Empire, ne visent à lien moins qu'à en opérer le démembrement. Ils reconnaissent volontiers que la division de la Chine entre les puissances seraif, de tonte évidence, une entreprise chimérique ; on ne s'adjuge pas ainsi des centaines de millions d'hommes, et toutes les armées de l'Occident ne suffiraient pas à nous maintenir en possession paisible de cette Chine morcelée. L'attribution des lots fût-elle possible, qu'elle entraînerait à courte échéance une conflagration universelle. Toutefois, s'enipresaent-ils d'ajouter, si les Européens ne peuvent songer à se partager la Chine, pourquoi le partage de l'énorme empire n'aurait-il pas lieu entre Chinois? Et dans la Chine actuelle ils découpent plusieurs royaumes, introduisant par la pensée autant de monarques indigènes qui gouverneraient sous le contrôle de toutes les puissances. Il y aurait là, disent-ils, une simple reconstitution de ce que fut la Chine des anciens jours. Ces différents royaumes se feraient échec l'un à l'autre. Le remaniement, qui plus est, saurait tenir compte des grandes divisions naturelles

LE DSAME CHINOIS.

du pays ; il serait bien accueilli par des populatione qui séparent déjà leur particularisme étroit, les diversités de races et d'intérêts, l'absence de voies de communication rapides. TU»

dirait-on pas que la nature a tracé elle-même les limites des nouveaux royaumes : Chine du Nord, Chine du Centre, Chine du Sud, CHine occidentale P

Malgré cette collaboration de la nature, le projet me paraît bien vaste, bien délicat pour une Europe déjà si occupée, si hésitante a se mouvoir dans une action commune lorsqu'il, s'agit de besognes autrement faciles.

Essayer de reconstituer, telle qu'elle était il y a vingt-cinq siècles, la Chine des anciens clans, ne serait-ce pas tenter l'impossible, aller à l'encontre de cette loi inéluctable suivant laquelle les nations, comme tous les êtres organisés, tendent du complexe au simple ? La Chine, BOUS le lent effort des siècles, a fait son unité à sa façon, qui n'est peut-être pas la bonne et qui, dans tous les cas, n'est pas la nôtre ; elle n'est pas unie dans le sens que nous attachons à ce mot. Maïs, sous les difEéi-ences d'origines et de dialectes, sous les rivalités de province à province, le lien existé, trçs résistant. D'une extrémité à l'autre de

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