‹ Le drame chinoisChapitre 42 sur 58 · LE TI H.AM F. CHINOIS · texte numérisé non relu

LE TI H.AM F. CHINOIS

corps ont acquis, avec l'âge, la réaistance du cristal. Mais elle subsiste inerte, repliée sur elle-mêiue, sans répandre autour d'elle ni lumière ni chaleur. Elle a accompli son évolution. Pourquoi donc échapperait-elle seule à la loi universelle de l'essor sublime suivi de l'irrémédiable déclin, à la loi qui régit les individus, les races, les mondes?

Les astronomes nous parlent de certaines étoiles f qui éprouvent dans leur couleur et dans leur clarté des variations remarquables ; d'autres encore qui, après avoir répandu une vive lumière, ont soudain disparu. Ces astres, devenus invisibles, sont cependant à la même place 011 ils furent observés, puisqu'ils n'en ont point changé durant leur apparition. Il existe donc dans les espaces célestes des corps obscurs aussi considérables et pent-être en aussi grand nombre que les étoiles* «. Ils n'émettent plus un rayon, ils gravitent sans cha ' leur, sans lumière ; et cependant, qui oserait affirmer que ces soleils glacés sont des solo'is morts ? Qui sait si la vie, une vie étrange, inconcevable pour nous, ne se perpétue point dans leurs ténèbres, comme elle persiste dans

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