LES BERGERS
« Selon la parole angélique, nous avons trouvé
« un enfant enveloppé de langes et couché dans -c une crèche, entre deux animaux. »
Les bergers s'éloignent et les mages continuent leur route en chantant :
« Celui dont la grandeur est' telle que ni le ciel, « ni la terre, ni les vastes mers ne la pourraient (c contenir. Celui-là, né d'une vierge, est couché « dans une humble crèche, et, comme l'a jadis « annoncé le chant prophétique , avec lui sont « un bœuf, un âne. Mais voici que se lève à « l'Orient une brillante étoile qui va rendre « hommage au Seigneur, au Seigneur que Ba- « laam avait annoncé comme devant naître de la « race juive. Cette étoile brille à nos yeux d'une « lueur fulgurante. Son éclat providentiel guide « nos pas au divin berceau. »
Quand les mages sont arrivés près de la crèche, à la porte de l'abbaye, ils sont interrogés par les clercs qui représentent deux femmes veillant auprès de l'Enfant :
« Qui sont ceux-ci qui viennent à nous, guidés '( par une étoile ?
LES MAGES
« Nous sommes les rois de Tharsis, d'Arabie « et de Saba. Nous apportons des présents au « Christ né, au Roi, au Seigneur, que, guidés par <( l'étoile, nous venons adorer.
LES FEMMES, montrant l'Enfanf.
« Voici l'Enfant que vous cherchez. Hâtez- « vous pour l'adorer, il est la rançon du monde.
LES MAGES
« Salut, ô Roi des siècles, salut,, ô Dieu des « dieux, salut, ô salut des morts ! »
Les Mages se prosternant font alors leurs offrandes :