‹ Le drame chrétien au moyen âgeChapitre 17 sur 58 · LE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LE TROISIÈME

« Recevez l'encens, vous qui êtes vraiment « Dieu. »

Les mages alors font semblant de s'endormir devant la crèche. Un ange apparaît au-dessus les avertit, comme en songe, de s'en retourn dans leur pays par un autre chemin que celui de Jérusalem. Les mages se réveillent:

« Grâces soient rendues à Dieu ! Levons-nous. « et, avertis par cette vision angélique, ch:.\u- « geons de route, et qu'Hérode ignore ce que « nuos savons de l'Enfant ! »

Suivis de la foule des spectateurs, ils traversent processionnellement la cour du cloître, entrent dans l'église et traversent le transept en chantant l'antienne :

« O événement admirable! Le Créateur de « toutes choses, le Créateur du genre humain a « daigné prendre un corps semblable au nôtre, « et naissant d'une vierge nous faire part de sa (c divinité. »

Arrivés à la grande entrée du chœur, ils chantent :

« Frères, réjouissez-vous ; le Christ est né « pour nous. Dieu s'est fait homme. »

Ils pénètrent dans le chœur, et le drame, selon l'usage, se termine par un Te Deum^ pour lequel s'unissent les voix des acteurs et des assistants.

Page 1