‹ Le drame chrétien au moyen âgeChapitre 51 sur 58 · LA VIEILLE · texte numérisé non relu

LA VIEILLE

« Pendant toute notre vie, ô mon mari, nous

« avons porté le fardeau de la pauvreté ; mais si « nous nous décidons à faire mourir ceux-ci, nous « éviterons désormais l'indigence.

« Tire donc ton glaive, et tue-les pendant leur « sommeil. Tu seras riche pour toute ta vie, et « personne ne saura ce que tu auras fait. «

Ici se plaçait un jeu de scène. Le vieillard tuait les écoliers et faisait disparaître leurs cadavres. Mais voici qu'un nouveau voyageur se présente.

SAINT NICOLAS

« Moi, pèlerin, fatigué d'un long voyage, il ne « m'est pas possible d'aller plus loin pour au- « jourd'hui. Je t'en prie donc, accorde-moi l'hos- « pitalité durant l'espace de cette nuit.

LE VIEILLARD, à sa femme.

« Dois-je honorer celui-ci de mon hospitalité, « chère épouse, à ton avis ?

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