‹ Le drame d'Alexandre DumasChapitre 139 sur 309 · Charles VU, IV, se. vi, p · texte numérisé non relu

Charles VU, IV, se. vi, p

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davantage la contrariété foncière qui sépare Charles VII, drame tragique, d'une tragédie.

Est-ce donc un drame médiocre? Je ne dis pas cela; mais une tragédie au-dessous du médiocre, assurément. A tout coup la formule classique y est faussée. C'est le développement hasardeux (comme dans Christine) de toutes les aubaines de l'imagination : descriptions, dissertations, parabases, morceaux de couleur ou de déclamation. Le comte fait la leçon à son roi, et lui reproche « la sueur du peuple » '. Il dit, il dit aussi, il dit encore; il n'en finit pas de dire-. Ruy Blas n'a qu'à bien se tenir, s'il veut dire mieux et plus longuement.

Mais si, au lieu de comparer Dumas à Corneille, je m'avise de songer à la Pucelle d'Orléans de Schiller, alors son œuvre me paraît vivante, scénique, historique; alors toutes les scènes, même les leçons d'histoire, même l'érudition de fraîche date, sont l'action même ou subordonnées à l'action. La crise est plus forte que le système. Dumas rattrape son talent. Il redevient lui-même; il s'empare du public, et le porte à la force des bras. Il peint à larges traits le départ de la chasse; la scène de bravoure est enlevée allègrement :

Monljoie et Saint-Denis! Charles à la rescousse 3'

A la (in de l'acte IV, il tend tous les ressorts de la machine.

Où vous retrouverai-je.' — Ici, ce soir. — Ce soir ^ ! Il exécute, haut la main, la presque unique scène de

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