‹ Le drame d'Alexandre DumasChapitre 142 sur 309 · Feuilleton dramatique de l'Opinion nationale, n" du 4 mai · texte numérisé non relu

Feuilleton dramatique de l'Opinion nationale, n" du 4 mai

2. Souvenirs chamatiques, t. I. Mon Odyssée à la Comédie- Française, g xiu, pp. 263 et 26i. La Comédie-Française avait fait pour la pièce de gros sacrifices (voir Gh. Glinel, op. cit., ch. v, pp. 347-3'i8, lettre de M. Edouard Bergounioux), 5000 francs de prime à l'auteur, 3900 fr. de costumes et mise en scène, et l'engagement de mademoiselle Ida Ferrier, plus tard madame Dumas, pour une année. C'était payer cher la couleur du prologue. La pièce n'ayant pas réussi, Dumas fit frapper une médaille pour perpétuer le souvenir de la « première ».

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nulle part ailleurs de plus imagés et sonores. Aussi bien, la période s'est assouplie; la structure en est moins heurtée; le mouvement plus aisé et continu que violent et brusque. Si le marivaudage y est parfois subtil et tortillé ', l'esprit -, la passion^ y abondent, et la poésie n'en est pas absente. L' Alcliimiste est donc plein de beaux vers; et il renferme des scènes absurdes, presque autant que les Burgraies.

Quand Dumas s'efforce à ces œuvres hybrides, il semble que son originalité en pâtit. Faute de ce don, il n'a pas pour se soutenir l'humanisme de Casimir Delavigne ou de Ponsard. De V Alcliimiste la critique n'a point à s'occuper, sinon pour noter au passage que Ben Johnson avait écrit une tragédie sous le même titre, que Dumas a sans doute travaillé d'après une traduction du Fazin de l'auteur anglais Milman, et qu'il a conservé ce nom au principal personnage. Ce qui ne l'empêche pas de refaire au galop la scène du poète de Timon d'Athènes *, ni de se souvenir au besoin du bal de Ficsque^, ni même au V" acte de

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