‹ Le drame d'Alexandre DumasChapitre 200 sur 309 · Lettres inédites. Ces vers sont suivis de ces lignes · texte numérisé non relu

Lettres inédites. Ces vers sont suivis de ces lignes

290 l,E DRAME D ALEXANDRE DUMAS.

Le même billet, repris deux heures plus tard, dénote un homme qui ne se nourrit pas de viande aussi creuse : « Quatre heures et demie. xVdieu, mon ange, la faim me presse; je me sauve, et je serai chez toi à sept heures moins un quart. Mille et raille baisers. Adieu, mon ange '. « L'ange répondait en vers, et taquinait la muse. « Tes vers sont beaux, mon ange *! » lui écrivait le bon apôtre, le 6 octobre 1830. INIais, direzvous, encore des vers trois ans après? Et des « anges », et de la passion pure? Lisez donc ce qui suit, quelques lignes plus loin : « Calme-toi, mon amour, quoique ton exhaltatinn me prouve combien tu m'aimes. Le calme seul peut te remettre; et envers et contre tout je resterai toujours ton Alex... ' » Il paraît bien que l'Alex de i830 n'était plus tout à fait celui de septembre 1827; que cet amour suivit l'ordinaire progrès et le déclin habituel de ces amours; et qu'à cette heure, Dumas en pouvait tirer parti sur la scène. Childe- Harold, ce n'était plus lui.

Quelle fut donc l'Adèle de la réalité? Une deraiveuve, trop isolée, et bas-bleu. Non seulement elle compose des poésies « fugitives », ainsi que son frère, mais elle les publie dans les journaux. Elle fit plus tard (rappellerai-je qu'Alexandre n'assassina point jMélanie?) représenter une pièce qui s'appelait l'École des

« Appelle-moi fat, voilà un trait caractéristique : penser que de pareils vers valent la peine d'être lus deux fois. Ah! de la besogne... Grand merci. (On lui apporte des dossiers à copier.) — La lettre finit par la phrase que je cite ensuite, datée de quatre heures et demie. — Comme il utilisa tout, on trouvera la preuiière strophe reproduite dans le Mari de la Veuve (Th., III), se. m, p. 248.

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