Mes mémoires, t. YIII, ch. ccix, pp. 215 sqq
2. Dans les Chroniques de la Cauoiigate (la Fille du chirurgien, pp. 257-429), le chirurgien s'appelle aussi Grey, et comme le village se nomme Middlemas, on donne à l'enfant le nom de Richard Middlemas (p. 282). Cf. Richard Darlington, prologue, se. IV, p. 13; — p. 280. Le masque. « A-t-on jamais vu une honnête femme en masque? » dit mistress Guy. Cf. Richard Darlington, prologue de IV, p. 13; — pp. 287-293. La scène du père de l'accouchée et du constable (seulement, dans le roman, Robertson, le bourreau, n'est pas présent). Cf. Richard Darlington, prologue, se. V. pp. 14 sqq.
3. Pp. 3ÛO-302. Les idées d'ambition ont été déposées en l'esprit de Richard par les récits de sa nourrice. « ... Le tableau da passé, tel que le peignait la nourrice, et la perspective qu'elle montrait dans l'avenir avaient trop d'attraits pour ne pas offrir des visions d'ambitio:* à l'esprit d'un jeune homme, à peine sorti de l'enfance,... mais qui éprouvait déjà un désir prononcé de s'élever dans le monde. » — Lire attentivement toute la page 303, où le docteur Grey révèle à Richard sa naissance. Cf. Richard Darlington, I, se. ix, pp. 47-49.
Pp. 311 sqq. C'est encore de Walter Scott qu'il emprunte l'amour de Menie Grey (Jenny dans le drame) pour Richard, quoiqu'il ait déclaré dans ses Mémoires (t. VllI, ch. ccix, p. 218) : « 11 n'y a pas de drame dans la suite du roman. >> On trouvera même indiqué (p. 332) le caractère d'ambitieux cynique de
très fier d'avoir jeté Jenny par la fenêtre. Mais il se garde d'ajouter qu'il retourne alors à l'un de ses romans préférés; que Walter Scott avait trouvé ce dénoûment avant lui, et qu'Amy Robsart avait devancé Jenny dans le précipice ^ Il n'en parle pas ici; il le confesse ailleurs, par une inadvertance *. Dirai-je, après cela, que le septième tableau, le jugement de Dieu, si dramatique dans Catherine Howard, est une adaptation d'Ivanhoe ^ ?. ..
« Mon travail sur Walter Scott, écrira plus tard Dumas d'un air détaché, ne m'avait pas été inutile, tout infructueux qu'il était resté *. » Il avait alors
Richard et celui de Menie Grey. ■< ... La fille est assez bien pour figurer dans un bal d'Ecosse; mais a-t-elle de l'intelligence? Sait-elle ce que c'est que vivre? — C'est une fille très sensée, si ce n'est qu'elle m'aime ; et cela, comme dit Benedict (personnage de Shakespeare), n'est ni une preuve de sagesse ni une démonstration de folie. — Mais a-t-elle de la vivacité, du feu, du brillant, quelque étincelle de diablerie? — Pas un grain, répondit l'amant; c'est de toutes les créatures humaines la plus douce, la plus simple, la plus facile à conduire... » Cf. Richard Darlington.
La fin du roman dé Walter Scott s'égare aux Indes, où Menie Grey va retrouver Richard, qui a signé un pacte honteux avec Tippoo. Mais on voit que Dumas y a puisé beaucoup au delà du prologue, et qu'il y avait « un drame dans la suite », quoi qu'il en dise dans ses Mémoires.
1. Mes mémoires, t. VIII, ccx, p. 234 et pp. 240-241-242. Cf. le Château de Kenilworth, ch. xli, pp. 469-470.
2. Mes Mémoires, t. X, ch. cCLiii, p. 137. « Le seul roman passionné de Walter Scott, c'est le Château de Kenilworth (cf. Mes mémoires, t. IV, ch. cvii, p. 267); aussi est-ce le seul qui ait fourni un drame à grand succès; et encore les trois quarts du succès étaient-ils dus au dénoûment qui était mis en scène, et qui jetait brutalement aux yeux du public le spectacle terrible de la chute d'Amij Robsart dans le précipice. »
3. Catherine Howard, IV, tabl. vu, se. i, ii, m, iv, pp. 291-299. Cf. Ivanhoe (trad. Dumas), t. II, ch. xxxvi, pp. 163-164, ch. XXXVII, pp. 164-181, ch. xxxviii, pp. 181-186.