La scène de la clef. Bon Carlos, II, se. iv, pp. 42-i
5. Voir Marie Sfuart de Schiller. Monaldeschi est entre Christine et Paula, Richard Darlington entre Jenny et Miss Wilmor,. Catilina entre Aurélia Orestilla et Marcia.
INFLUENCES ALLEMANDES. lO^i
Robsart? Schiller étant venu le premier, c'est lui qui a les honneurs de Christine.
Ces ricochets d'imitations se compliquent dans Charles VIL Dumas confesse que cette œuvre est un « pastiche dramatique ». Il cite Corneille, Racine, Gœthe, jNIusset. « Voilà, s'écrie-t-il soulagé, grâce au ciel, ma confession finie ^ » De Schiller il ne souffle mot, qui lui a prêté davantage. On se souvient de cette line remarque de madame de Staël : « Gessler arrive, dit-elle, portant un faucon sur sa main : déjà cette circonstance fait tableau et transporte dans le moyen âge ». Cette femme comprenait le théâtre; Dumas aussi. A son entrée, « le roi remet à un fauconnier le faucon qu'il tenait sur le poing - ». Ce détail de mise en scène lui est revenu en mémoire, à Trouville, où il rimait la pièce, et juste au bon moment. Il se rappelle à point et met à contribution la Pucelle d'Orléans. Les rôles de Charles VII et d'Agnès en sont directement importés. Quelques renvois suffisent à établir les emprunts, quelques remarques à préciser la façon dont Dumas emprunte. La scène m de l'acte IV est faite de deux scènes de Schiller : l'arrivée du bâtard d'Orléans et l'appel de Charles à son argentier. Dumas resserre la situation dramatique; il en trouve le geste et le mot à effet, le coup de théâtre. Le roi détache un diamant de sa couronne et le jette dans le casque de Dunois, avec ce vers :
Mon plus beau diamant pour mon meilleur soldat ^.
La scène suivante appartient encore à Schiller. Le