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jours, el l’on sait ijiie ùans certaines [larlies de la ville, notamuienl dans le quartier plus lias des théâtres et du temple d’Isis, il serait dangereux de se coucher, parce qu’on respirerait de l'atide carbonique. Dans les fouilles, on est parfois arrêté par ces gaz méphitiques, que les Italiens appellent mofeta, qui proviennent non de la décomposition des corps animés, mais du feu souterrain ou des laves, el qui s’échappent par des fentes profondes et inconnues. Les égouts de Pompéi n’ont pu encore être déblayés, quoiqu’on espère y trouver des olqels précieux entraînés par les torrents de cendres el de pluies, parce que des gaz s’en dégagent aussitôt qui renversent les ouvriers.
Le février 1812, .‘^ur la voie antique qui reliait l*onq)éi à Herculanum, on a ramassé trois squelettes, à l’endroit même où
LES VICTIMES
le 1 1 janvier on en avait trouvé deux autres ^
avec cent vingt-sept monnaies d’argent et v
soixante-neuf monnaies d’or. Un des squelettes était couché sur le ventre, les bras étendus; le troisième était tourné vers le Vésuve. Évidemment ces malheureux ont été ^ atteints en pleine fuite, tenant dans leur , mains leur petite fortune ; foudroyés, ils ont , eu à peine le temps de lever les bras, de tourner sur eux-mêmes, et sont tombés à' droite, à gauche, selon le caprice de leur
dernière convulsion ; un d’eux a même aussitôt mordu la terre. Un courant de gaz les avait surpris, entourés, asphyxiés. Déjà au siècle précédent, le ;29 octobre 1774, on avait recueilli plus près de la porte d’Herculanum, mais toujours sur le chemin, trois Pompéiens, tués également par une suffocation subite ; ' les monnaies qu’ils avaient emportées avec
eux étaient enveloppées dans un morceau de toile encore reconnaissable.
En général, on peut aftirmer que tous les cadavres retrouvés à trois ou quatre mètres au-dessus du sol antique, entre la couche' épaisse de pierres ponces et la couche beaucoup plus mince de cendres qui étaient tombées après les pierres ponces, sont des cadavres de fugitifs attardés. Ils avaient attendu que la pluie de pierres qui les effrayait cessât ; dès quelle avait cessé, ils avaient pris à la hâte quelques objets précieux et s’étaient sauvés, secouant la cendre qui ne s’attachait point à leurs vêtements, et couvrant leur bouche et leurs narines d’un voile ou d’un coin de manteau ; mais tous ceux qui rencontraient une colonne de gaz acide sulfureux ou de gaz acide carbonique errant lourdement sur le sol, tombaient aussitôt. On peut s’assurer
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par la relation des fouilles, qu’ils n’ont été victimes ni de la chute d’une construction renversée sur la voie par le tremblement de terre, ni de la chute d’un projectile incandescent lancé par le volcan. Un ennemi invisible les a frappés au passage ; cet ennemi, c’est la mofeta, c’est-à-dire un des gaz qui flottaient en nappes peu épaisses sur le sol, mais qui redoublaient d’épaisseur dans les rues étroites, dans les parties basses de la ville et dans les vallées. Telle a été la mort des Pompéiens dont les restes ont été reconnus le 9 novembre 1 786, le 7 juin 1 787 (quatre anneaux d’or étaient aux doigts du squelette et auprès de lui un petit enfant), le 13 mai 1793*. Ces
1. Voyez {'Histoire des antiquités de Pompéi publiée par Fiorelli, et le Journal des fouilles aux rlates citées.
derniers étaient plus j’içhes ; ils étaient morts, le mari serrant contre sa poitrine dix-neuf pièces d’or et quatre-vingt-onze pièces d’argent qu’on a retrouvées enfoncées dans ses côtes, la femme en laissant échapper une grosse enveloppe de toi'e où elle avait noué à la hâte quatorze bracelets, des anneaux d’or, des boucles d’oreilles d’or et des bijoux de moindre importance. M. de Clarac signale * un corps situé de même entre les pierres ponces et la cendre cl découvert le 12 mai 1812; à côté de lui. dans une grosse toile, étaient enveloppées huit pièces d’or, trois cent soixante monnaies d’argent, quarante-deux monnaies de cuivre. Dans ces dernières années, on a constaté derrière le Vicolo de Modeslus, la mort de quatre in-