‹ Le Drame du VésuveChapitre 20 sur 52 · I.B IlIlAME DE VfiSEVE · texte numérisé non relu

I.B IlIlAME DE VfiSEVE

blc: mais d’autres gouvernements l’avaient fait. Ce qui constitue surtout l’importance des travaux entrepris dans ces dix dernières années, c’est le caractère de celui qui les dirige, c’est sa méthode vraiment scientifique, c’est une inspiration qui promet pour l’avenir des résultats aussi féconds qu’imprévus.

M. Fiorelli était bien connu des savants. De 1846 à 1831, il avait publié des Annales de numismalique \ en 1833 les Antiquités du cabinet du comte de Syracuse, en 1854 les Inscriptions osques de Pompéi, en 1837 les Vflses peints découverts à Cumes. Enfin l’on savait que depuis dix ans il recopiait et mettait en ordre les notes manuscrites rédigées chaque jour par les directeurs des fouilles

1. Auparavaul avaiciil paru ses Observations sur quelqutt monnaies grecques, Naples, ia-8°. 1 843.

depuis 1 748 et envoyées aux conservateurs du musée avec les objets recueillis. Trois fascicules avaient même paru : il avait été forcé de suspendre cette publication, qui fut reprise en 1860. Ce travail considérable l’avait fait pénétrer dans les plus menus détails de l’histoire des fouilles de Porapéi ; il en connaissait le fort et le faible mieux que personne, il pouvait remédier aux fautes de ses prédécesseurs ou continuer ce qu’ils avaient fait de bien. Je ne louerai ni sa modestie, ni son désintéressement, ni sa passion pour l’antiquité, parce que ces qualités sont si nécessaires à tout vrai savant qu’il en faudrait plutôt condamner l’absence; ce qui est plus rare, c’est que M. Fiorelli a su imposer à tous ceux qui font partie de sou administration raccomplissement des devoirs qu’il pratique lui-même. Tous les employés du Musée de

Naples sont devenus scrupuleux, discrels avec l’étranger, que persécutait jadis une mendicité effrontée ; les gardiens de Pompéi ont été organisés militairement, ils sont vigilants, ils ont une solde, et se croiraient déshonorés ou destitués, s’ils acceptaient le moindre présent. Les Napolitains sont tout surpris de se voir moralisés; mais, quand les mains restent pures, les antiquités sont mieux gardées. Chaque visiteur donne deux francs avant de franchir ces fameux tourniquet:, que n’auraient pas désapprouvés peut-être les Pompéiens, tant ils avaient le goût du commerce, et dont les produits sont appliqués à l’entretien et à la découverte des ruines. Quel voyageur n’est heureux de payer un impêt aussi légitime et ne voudrait contribuer pour une plus forte part à l’embellissotnent des lieux où 11 va trouver tant de jouissances? Liifin M. Fin-

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