‹ Le Drame du VésuveChapitre 24 sur 52 · HERCULANUM M · texte numérisé non relu

HERCULANUM M

mène, qui s’est reproduit plus d’une fois, dans des conditions modérées, il est vrai ; ils appellent cela des laves baveuses {lave bavose), et s’ils ajoutaient toujours l’épithète, ils auraient raison d’employer le substantif , et de dire qu’Ilerculanum a été ensevelie sous la lave.

Ilerculanum, en effet, a été submergée par des laves baveuses ’, ou, pour employer une expression plus simple, par des torrents de boue.

En outre les pluies subites, je dirais volontiers les nappes d’eau qui tombaient du ciel à chaque émission de vapeur, ont entraîné toutes les cendres qui étaient déposées sur les pentes de la montagne, et les

1. On a vu qu'à Pompéi également les eaux de l’aqueduc rompu dans la ville et les pluies torrentielles ont contribué à remplir de leurs alluvions les parties basses et les souterrains, et que plus d’un Pompéien a été noyé dans l'asile qu'il croyait impénétrable aux projectiles et aux cendres. ^

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ont précipitées sur la plaine ; l’avalanche s’est jetée sur Ilerculanum. Eu même temps les deux rivières qui coulaient à droite et à gauche de la ville ’ cessèrent de couler jusqu’à la mer. Nous avons expliqué déjà ^ comment le rivage se souleva, pourquoi les vaisseaux de Pline furent arrêtés par des bas-fonds imprévus qui rendaient le port de Rétina inabordable. L’effet de ce soulèvement fut d’exhausser l’embouchure' des deux rivières et de rejeter les eaux sur la ville. L’inondation apporta son contingent de vase, de cendres, de terre végétale. Il ne faut pas omettre les canaux comblés, les égouts obstrués , les aqueducs rompus par le tremblement de terre et versant

t. Ng^pius Marccllus, ch. ni.

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