‹ Le Drame du VésuveChapitre 39 sur 52 · Scpolcri aniiclii, Rom · texte numérisé non relu

Scpolcri aniiclii, Rom

:l. Pciiilures nnliipics inédites, p. 3 39.

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pinceaux modernes; il est composé de poils liés par un fil serré dont on peut compter les tours. De même le chevalet qui est dressé à gauche et supporte un portrait dans son cadre, est semblable à nos chevalets modernes. Il a ses trois pieds : des trous percés sur les mon> tants, de distance en distance, se correspondent de manière à ce que le tableau puisse être haussé ou baissé à volonté.

On remarque un chevalet du même genre et de plus le pliant si simple dont se servent les peintres et qu’ils appellent un pinchavd. dans une miniature du monument de Dioscoride, qui est à Vienne Le peintre qui copie pour Dioscoride la tmndragore dont les racines

1. Visconii, Iconogr. grecque, pl. XXXVl. — Benjamin Filhon, Description de la villa et du tombeau d'une femme artiste gallo-romaine, elc. Fonlcnay, 18 4 9. Voyez sur ce sujet le mtfmoire de M. Clicvrcul, dans le recueil de l’Académie des stdences.

se divisent comme quatre membres du corps humain, a même la chevelure hérissée de certains artistes modernes, qui pensent nous rendre ainsi plus sensible le génie qui travaille leur cerveau, au dehors comme au dedans. De plus, la feuille de parchemia sur laquelle il faut peindre est fixée sur la planche du chevalet par des viroles de cuivre qui ressemblent tout à fait aux viroles aplaties que les artistes nomment pour cette raison des punaises.

C’est ainsi que, malgré la différence des temps et des procédés, on constate avec surprise que les modernes sont peu inventifs, en fait d’ustensiles, ou plutôt que les anciens avaient inventé déjà tout ce qui était nécessaire, rationnel, aecoramodé aux besoins matériels de l’art. Cn 1847, on a trouvé en Vendée, à Saint-Médard-des-Prés, les restes d’une

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