‹ Le drame du Vésuve par m. BeuléChapitre 14 sur 34 · I. Pompeia, 3* édit., p · texte numérisé non relu

I. Pompeia, 3* édit., p

'11 paraît mÉine certain que des travaux réguliers d’investigation furent conduits par les magistrats du nouveau municipe. Le forum, par exemple, a été dépouillé méthodiquement de son dallage en travertin; quelques dalles engagées sous les jiiédestaux sont seules restées comme un témoignage ; toutes les autres ont été emportées pour parer la place de la cité nouvelle. De même les colonnes de divers édifices, celles du portique d’Eumachia, qui est contigu au forum, les revêtements de marbre, tant des édifices que des piédestaux de statues, ont été enlevés avec le même soin.

En y réfléchissant, rien n’était plus naturel. Pendant plusieurs siècles, la vieille Pompéi servit ainsi de carrière ; les recherches étaient toujours lucratives, elles se renouvelaient de temps à autre selon les besoins. On a lu à l’entrée d’une maison ainsi visitée l’inscrip-

LE SORT DE POMPÉl 213

tion suivante, tracée à la pointe sur le stuc :

AovMMOc HEPTOUCA , avertissement qui semble «

signifier, dans son style barbare, maison ravagée, défoncée^ Or. les caractères de cette inscription sont ceux du in® siècle de l’ère chrétienne. Ce seul indice a fait supposer à certains critiques, bien à tort, que l’empereur Alexandre Sévère avait fait fouiller Pompéi, afin d’en tirer les colonnes et les marbres nécessaires aux constructions qu’il entreprenait à Rome. Pompéi, de si petite proportion, peu somptueuse dans ses matériaux, revêtue surtout de stuc et déjà dépouillée, aurait bien vite déçu l’espoir d’un fastueux césar.

Qu’advint-il plus tard du municipe reporté sur les flancs du Vésuve? A quelle époque

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