LES AVEUX DES FRANCS-MAÇONS
Notre démonstration de la toute-paissance de la Franc-Maçonnerie en France est corroborée par les déclarations des francs-maçons eux-mêmes.
En effet, tout en continuant à prétendre qu'ils ne font pas de politique, il leur arrive de ne pouvoir s'empêcher de se féliciter lorsqu'ils sont entre eux.
Dès 1894, le F.-. Gadaud déclarait au Couvent, ainsi qu'en témoigne le compte rendu, que « la Franc- Maçonnerie n'est autre chose que la République à couvert, comme la République elle-même n'est autre chose que la Franc-Maçonnerie à découvert )>.
Le F.-. Lucipia qui présidait le Conseil de l'Ordre exprimait la même pensée, en disant :
i( A la tête du Gouvernement, il n'y a, pour ainsi dire que des francs-maçons. Non pas de ces francsmaçons qui, un jour, ayant reçu la lumière, ont oublié ensuite le chemin de nos ateliers, mais des francsmaçons qui sont restés fidèles et dévoués. Aussi, qu'on ne s'y trompe pas, on dit maintenant partout que nous ne sommes pas en République, qu3 nous sommes en Franc-Maçonnerie. Le mot est d'un évêque. Eh bien ! Il aurait raison, cet évêque, si Franc-Maçonnerie et République n'étaient pas précisément la même chose. »
Enfin, le président de la Grande Loge Symbolique, dans un banquet offert à l'un des membres du Cabinet, prononçait les paroles suivantes :
« Vous trouverez tout naturel, mes frères, que, par un enchaînement logique, j'englobe dans le même
toast le gouvernement tout entier. Depuis longtemps vous entendez nos adversaires clamer à tous les échos que la France est dans les mains de la Franc- Maçonnerie. Ils avaient tort. Aujourd'hui ils peuvent le dire. Avec le F.-. Félix Faure, ils sont aussi de la grande famille, tous les membres du Cabinet, à deux ou trois exceptions près. Oui, nous avons un gouvernement de francs-maçons, et de francs-maçons dignes de ce nom. »
A la fête solsticiale de la loge La Justice, le colonel F.-. Sever proposait, la même année, « l'institution d'un parlement maçonnique siégeant en permanence à côté de l'autre parlement, et prêt à parer à tous les danger? w.
Ce à quoi le F.-. Tinière, membre du. Conseil de l'Ordre, répondait qu'il n'y avait vraiment pas péril en la demeure et que « si le Conseil de l'Ordre venait à disparaitre, il pourrait être remplacé par le Conseil des Ministres ». Et le F.-. Tinière ajoutait : « On pourrait fonder une loge à l'Elysée ; le nombre des maîtres serait suffisant, la Vénérable serait tout indiqué. ))
Ceux qui persistent à nier la toute-puissance politique maçonnique nient donc non seulement contre toute évidence, mais encore contre les aveux sortis de la bouche même des représentants les plus autorisés de la Franc-Maçonnerie. Est-ce que vraiment leur obstination n'est pas du dernier ridicule?