CERTITUDES ACQUISES
Le rapide examen auquel nous nous sommes livrés dans les deux chapitres précédents nous donne trois certitudes.
Il n'y a aucun doute que la Révolution ait été faite par la Franc-Maçonnerie.
Aucun doute non plus que les tendances qu'elle a manifestées lui aient été imposées, non par la nation, qui suivait ou qui subissait, mais par la Franc-Maçonnerie et par le Pouvoir occulte à laquelle celle-ci obéit.
Enfin, ces tendances sont caractérisées par deux traits distinctifs : D'abord, l'œuvre révolutionnaire fut essentiellement antitraditionaliste, bien que la nation fût tout le contraire; et elle fut aussi particulièrement favorable aux Juifs, qui y gagnèrent d'avoir deux nationalités au lieu d'une seule. A partir du 29 septembre 1791, les vrais privilégiés en France c'était donc eux. Leur privilège n'apparaissait guère aux yeux de la nation ; mais il était immense au point de vue des conséquences qu'il portait en lui. C'était, en quelque sorte, la France qui leur était livrée sans
qu'on y prît garde, en ce sens que la nationalité française dont on leur faisait présent, devait fort peu compter au fond de leur cœur en face de l'autre, vieille de tant de siècles. Et quoi d'étonnant? Il n'est arrivé que ce qui était à prévoir, ce qui fut bel et bien prévu par la majorité de l'Assemblée constituante qui, avant de se rendre, résista à quatorze assauts. Un enfant n'a pas deux mères ; il n'en a qu'une. Si donc les Juifs firent, pour obtenir la nationalité française, les efforts qui nous sont montrés dans l'ouvrage de l'abbé Joseph Lémann : La Prépondérance Juiçe, ce n'est évidemment pas parce qu'ils voulaient changer de mère, c'est-à-dire remplacer leur nationalité juive par la nationalité française, c'est parce qu'ils \oulaient mettre celle-ci au service de celle-là. Et la meilleure preuve qu'on en puisse donner, c'est qu'on les voit agir de même dans tous les pays et chercher partout à acquérir une seconde nationalité, tout en gardant la leur. Ce n'est donc pas l'amour qui les pousse : c'est l'intérêt.
En rapprochant ces observations de celles que suggère la domination maçonnique actuelle, nous trouvons plusieurs ressemblances frappantes entre notre époque et celle de la Révolution.
Il n'3' a, en effet, aucun doute que les bouleversements actuels soient dus à la Franc-Maçonnerie, puisque celle-ci est maîtresse absolue du pou\oir.
Aucun doute que la voie dans laquelle nous sommes poussés ne soit celle que nous imposent la Franc- Maçonnerie et le Pouvoir occulte.
Enfin, certitude absolue également que l'œuvre
accomplie est essentiellement antitraditionaliste, ce qui veut dire antifrançaise et favorable aux Juifs- Il n'est pas exagéré de dire que les Français, ayant perdu le sens de leur existence comme peuple, ne travaillent plus pour la France, mais pour le peuple juif.
Donc similitude de caractère frappante, à ce triple point de vue, entre notre époque et la période révolutionnaire.
Mais, dans l'intervalle, qu'a fait la Franc-Maçonnerie? Voilà ce qu'il est maintenant nécessaire de rechercher. A-t-elle continué à exercer son action sur la politique française sans que nous nous en doutions? La déclaration insérée dans ses statuts à ce sujet a-t-elle toujours été mensongère ?
Il nous suffira d'un rapide examen pour nous assurer que de 1793 à notre époque, la Franc-Maçonnerie n'a cessé de s'occuper de notre politique, et même de la politique européenne, bien qu'elle ait toujours prétendu le contraire jusqu'en ces dernières années. Elle a ainsi fourni au Pouvoir occulte la constante possibilité d'intervenir dans notre vie nationale, à l'extérieur comme à l'intérieur.
Dans cette partie de notre étude, nous ne pourrons que présenter le simple exposé des faits. C'est surtout ici que nous sommes obligés de renvoyer le lecteur désireux de s'instruire plus complètement aux travaux historiques d'Eckert, et de Deschamps et Claudio Janet, ou à l'ouvrage d'Henri Delassus qui les résume. S'il nous fallait entrer dans le détail, nous aurions à écrire de véritables volumes. A quoi bon, dès lors que ces volumes ont déjà été publiés? Nous
avons d'autant moins à y songer que les longueurs interminables du récit nous distrairaient de la démonstration raisonnée qui est la raison d'être du présent ouvrage.