‹ Le drame maçonniqueChapitre 37 sur 78 · LA NATION JUIVE · texte numérisé non relu

LA NATION JUIVE

Si les Juifs s'étaient répandus un par un au milieu des autres peuples, au lieu de s'y grouper par colonies, il eût suffi de deux ou trois générations pour qu'il n'existât plus de race juive. C'est à l'existence et au maintien de ces colonies qui ne se laissèrent pas pénétrer par les éléments étrangers qu'est dû ce phénomène si étonnant, unique dans l'univers, d'une race très nombreuse n'ayant de patrie territoriale nulle part et conservée intacte après dix-huit siècles de dispersion.

Mais n'existe-t-il qu'une race et une religion juives? N'y a-t-il pas aussi une nation juive?

Race, religion, nation, voilà trois termes qui expriment des choses très différentes, et sur lesquels les Juifs s'efforcent de jeter le plus de confusion possible, lorsqu'il s'agit de les leur appliquer.

Lorsqu'on leur demande s'il existe une race, une religion ou une nation juive, ils répondent par l'affirmative ou par la négative selon les cas ; ou bien ils esquivent la réponse. Cette dernière manière de se tirer de difficulté est encore de beaucoup celle qu'ils préfèrent.

La vérité est qu'il n'y a pas seulement une religion

et une race juives, mais qu'en outre les hommes appartenant à cette race et à cette religion constituent une nation. Seulement les chefs de cette nation veulent absolument le cacher, en raison de l'immense intérêt qu'ils y ont. Ne savent-ils pas que les autres nations ne se défendront pas contre la leur, si elles l'ignorent? et parce qu'ils savent qu'on ne se défend pas contre ce qu'on ignore.

Pour cela, ils obscurcissent la question autant qu'ils le peuvent en essayant de fausser les définitions.

Les mots ont cependant ici une clarté suffisante.

Nous voyons en effet des hommes de même religion qui ne sont ni de même race, ni de même nationalité. C'est ainsi qu'il y a des catholiques de race anglo-saxonne et d'autres de race allemande. Il y en a aussi qui font partie de la nation française et d'autres de la nation italienne.

Par contre, nous voyons des hoinmes de même race qui ne sont pas de même religion ou qui n'appartiennent pas à la même nation. Exemple : les Allemands catholiques et les Allemands protestants ; les Allemands Prussiens et les Allemands Autrichiens.

Et enfin nous voyons des hommes de même nationalité qui ne sont ni de même religion, ni de même race. Exemple : des Autrichiens catholiques et des Autrichiens protestants ; des Autrichiens Allemands et des Autrichiens Slaves.

La confusion n'est donc pas possible entre les trois termes.

La communauté de religion crée parmi les hommes l'union des consciences. La communauté de race a

pour conséquence l'aptitude à sentir et à réagir de semblable façon, comme la similitude de composition chimique de certains corps les fait se comporter de la même manière en présence de certains autres. La communauté de nationalité finit par donner aux groupes humains une certaine communauté d'intérêts en même temps qu'un idéal particulier qui est comme un prolongement de l'esprit de famille et que nous appelons le patriotisme ou le nationalisme.

Il n'y a qu'à regarder les faits pour constater que cette communauté d'intérêts et ce nationalisme existent parmi tous les membres de la race juive. L'affaire Dreyfus au sujet de laquelle le monde entier a été remué, en a fourni un exemple des plus concluants.

Les frais de cette affaire furent colossaux. Nous avons eu les aveux de certains journalistes qui reconnurent avoir été achetés. D'autre part, nous pûmes voir à Paris les nuées de porteurs qui attendaient dans la rue les milliers de numéros de certains journaux qui leur étaient remis gratuitement pour être distribués, avec même de l'argent en plus. Ces journaux n'existèrent que pendant l'affaire; par conséquent, ils furent créés spécialement pour elle. Tous ceux qui sont tant soit peu du métier savent ce qu'il a pu eh coûter. Qu'on ajoute à cela les frais des dépêches fabriquées et transmises par les grandes agences pour impressionner l'opinion par la voie des journaux ; les subventions qu'il fallut verser pour que ceux-ci consentissent à emboucher la' même trompette, à l'étranger plus encore qu'en France; les consciences qu'il fallut acheter dans le monde poli-

tique ; les nominations utiles qu'il fallut obtenii: dans la magistrature; et l'on se rendra compte des ressources dont dut disposer la caisse qui fit face à tant de dépenses. Des témoignages certains ont prouvé que cette caisse était internationale et juive. Les Juifs nous ont montré là toute la puissance de leur nationalisme. Jls- n'ont d'ailleurs cessé d'en donner des preuves au cours de l'histoire.

Nous trouvons donc chez eux cette communauté d'intérêts qui se remarque dans tous les groupes nationaux. Nous la trouvons même plus grande dans le groupe juif qu'en aucun des autres. Et c'est tout naturel. Car tandis que dans les autres nations les membres qu'unit la communauté d'intérêts sont souvent séparés au point de vue du sentiment et de la conscience, en raison des diversités de race et de religion, au contraire l'union est complète dans la nation juive aux trois points de vue : conscience, sentiment, intérêt. Un Juif est Juif par tout cela à la fois, sur quelque point du globe qu'il habite. On ne le remarque pas assez ; c'est pour cela qu'il est utile de le répéter après ceux qui l'ont déjà observé.

Mais, objecte-t-on, les autres peuples ont une patrie territoriale ; les Juifs n'en ont pas. C'est donc très improprement que vous parlez de la nation juive

Nous pourrions répondre qu'on se trompe là-dessus. Les Juifs ont une patrie territoriale; c'est la planète terrestre. Celle-là est plus vaste qu'aucune autre, c'est vrai. Mais est-ce qu'il existe une mesure au-delà de laquelle il n'y a plus de patrie pos-

siblc. La Suisse est une patrie de peu d'étendue. La Russie en est une infiniment plus grande. Ne peut-il pas y en avoir de plus grandes encore que la Russie? Estce que de nos jours un Anglais ne se trouve pas chez lui aux Indes comme au Cap? Est-ce qu'au besoin il ne défendrait pas cette partie-ci ou cette partielà de son domaine avec le même acharnement qu'il défendrait la métropole elle-même. Le Juif s'est accoutumé à cette idée dont la racine est d'ailleurs religieuse en lui : que sa patrie, après avoir été la Judée, est devenue le monde. Aussi se dit-il Juif partout. Il jouit pourtant d'un certain nombre de nationalités qu'il est parvenu à se faire attribuer depuis un siècle, à cause des avantages qu'il y trouvait. Mais il est visible qu'il considère ces nationalités d'emprunt comme s'adj oignant — pour la fortifier — à sa grande nationalité, la seule qui compte à ses yeux, celle qu'il a maintenue malgré tous les obstacles et à travers les siècles : la nationalité juive.

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