‹ Le drame maçonniqueChapitre 42 sur 78 · CHAPITRE XVI Du Xle siècle à nos jours · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI Du Xle siècle à nos jours

l'événement de l'an 1005 la constitution secrete du gouvernement juif en fut nécessairement la conséquence.

« Au xi^ siècle, écrit M. l'abbé Ghabauty, d'après les rabbins, les califes d'Orient, effrayés de la puissance et de l'audace des Princes de la Captivité, se déclarèrent les ennemis des Juifs, Ils fermèrent leurs nombreuses et florissantes académies, dispersèrent leurs docteurs, et mirent à mort leur prince Ezéchias (1005). Cette persécution força les Juifs orientaux à abandonner presque tous les contrées qu'ils avaient habitées en paix pendant longtemps. Les uns se réfugièrent en Arabie, les autres, en plus grand nombre, se retirèrent vers l'Occident, et jusqu'en France et en Espagne. A partir du onzième siècle, l'histoire ne parle plus des Princes juifs de la Captivité.

« Le fameux rabbin voyageur. Benjamin de Tudèle, prétend en avoir i>u un, régnant encore à Babylone, de son temps, au xii^ siècle. Mais son témoignage est unique ; aucun autre auteur contemporain n'en parle ; il n'est même pas certainement dé-

montré que ce Rabbin ait fait personnellement les voyages qu'il raconte. »

Ce silence de l'histoire équivaut-il à une disparition réelle des Princes de l'Exil, et depuis le xi^ siècle, les Juifs n'eurent-ils plus de pouvoir central ni de chefs souverains?

On l'a cru parce que pendant trop longtemps on n'a tenu compte que de l'histoire extérieure. Mais on a compris, comme l'écrit l'auteur que nous venons de citer :

« Que depuis plus d'un siècle, les bouleversements religieux, politiques et sociaux, dans les deux mondes, ont dépendu, le plus souvent, de causes occultes, qui seules les rendent vraiment explicables et compréhensibles. Ceci ne peut plus être nié : audessous de l'histoire apparente, il y a eu, et il y a encore une histoire souterraine.

« Dès lors, puisque la vie et l'action des sociétés secrètes et de la Maçonnerie juive en particulier, ont été possibles et se sont continuées au-dessous de la société extérieure et officielle, pendant plus de cent ans, nous pouvons légitimement induire que, dans les siècles antérieurs, la nation juive déjà constituée presque tout entière en société secrète par les zélateurs, avant sa dispersion, a fort bien pu continuer à être gouvernée de la même manière après cette dispersion. »

Non seulement, nous partageons absolument la très judicieuse manière de voir de M.' l'abbé Chabauty sur ce point ; nous ajoutons qu'il en fut nécessairement comme il dit. Et cela, par la raison que

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