‹ Le drame maçonniqueChapitre 46 sur 78 · LA VRAIE SITUATION DU MONDE CHRETIEN DEPUIS LE XI^ SIÈCLE · texte numérisé non relu

LA VRAIE SITUATION DU MONDE CHRETIEN DEPUIS LE XI^ SIÈCLE

Si l'on veut avoir la vision d'ensemble du monde occidental dans les siècles qui suivirent le xi^, voici ce qu'il faut se représenter.

Dans le chaos consécutif au déluge des invasions, des intérêts collectifs et politiques ont peu à peu surgi. Les uns n'ont fait que paraître. Les autres se sont maintenus ; mais ils se sont forcément trouvés en opposition. De sorte que dans le monde qui s'est peu à peu reconstitué, il n'existe que deux forces organisées, deux actions d'ensemble au milieu de la multitude des efforts divergents : l'une engendrée par l'esprit chrétien ; l'autre par l'esprit juif.

La première, si elle est conforme aux principes posés par le Christ, doit s'exercer dans l'ordre moral. Mais que d'obstacles ne rencontre-t-elle pas ! Dès ses premiers pas, en effet, l'Eglise a affaire à des babares, c'est-à-dire à des hommes qui appartiennent presque à l'animalité. C'est parmi eux qu'elle est obligée de se recruter. On ne songe pas à ce que cette seule nécessité représente pour elle de formidables difficultés : pour éduquer les barbares, c'est des barbares que l'Eglise est obligée de se servir! C'est d'eux

qu'elle-même est composée, puisque c'est eux qui composent les milieux européens ! Et on lui reproche la lenteur de ses progrès ! C'est ainsi que nous jugeons les choses, sans nous rendre compte de leurs conditions !

Ces barbares qu'elle est obligée de s'assimiler, dont il faut qu'elle fasse-sa propre substance, l'Eglise doit les conduire par le renoncement au progrès moral et social. Par le renoncement, disons-nous : il n'y avait pas d'autre moyen, en eiïet. Qui est barbare, qui est bestial doit, pour progresser, « renoncer » à la barbarie, à la bestialité. Telle est la tâche immense de l'Eglise. Devant une pareille besogne, qu'eussent fait, avec leur pipe à lycopode, nos libres-penseurs francs-maçons? C'est le silence de « la nuit des temps » qui répond à cette question.

A l'époque dont nous nous occupons, au xi^ siècle, l'Eglise est parvenue à introduire une discipline morale dans l'âme des êtres farouches que restèrent si longtemps les descendants des envahisseurs du monde romain.

Sans doute il s'est trouvé, et en nombre considérable, des êtres passionnés et de nature égoïste parmi les sectateurs de la doctrine du Christ. Quoi d'étonnant, surtout, si l'on veut bien ne pas oublier la remarque que nous faisions tout à l'heure sur la nécessité où était l'Eglise de se recruter parmi les barbares qu'elle avait à perfectionner ! Ceux dont nous parlons, faibles ou puissants, ont donné leur effort dans un tout autre sens que celui du renoncement. L'idéal chrétien n'en est pourtant pas moins demeuré

intact. Si les plus mauvais s'en écartent, les meilleurs y reviennent toujours. Toujours ils s'efforcent d'y ramener ceux sur lesquels ils ont autorité ou influence. Et il en est encore ainsi aujourd'hui, après tant de siècles pendant lesquels s'est exercée l'action corruptrice du temps. C'est qu'ici, à l'encontre de ce qui se passe dans le monde maçonnique où le Pouvoir occulte travaille invisiblement et constamment à ce que les pires soient avantagés, l'organisme est tourné tout entier au développement du bien. Et ce n'est pas trop pour tenir en échec les passions humaines ! De sorte qu'en somme et pour qui sait regarder les choses dans leurs ensembles, l'action chrétienne demeure, par essence, une action qui tend à tirer l'humanité de bas en haut, à la conduire de l'animalité à la surhumanité, du mal au bien — pour employer l'expression qui, dans la pensée des croyants, résume tout cela — de Satan à Dieu.

Dans l'organisation instituée pour réaliser un pareil idéal, des corps étrangers se sont introduits, accrochés et fixés partout : ce sont les colonies juives. Elles aussi ont leur idéal ; et de même que la chrétienté s'est donnée une organisation pour conserver le sien, les colonies juives sont parvenues à constituer la leur et à s'y fondre en un ensemble aussi immense que celui de l'Eglise. Sans cela, nous l'avons vu, elles ne seraient pas restées unies d'âme, de conscience et d'intérêts.

Mais, tandis que l'idéal chrétien tend à ce que nous venons de dire, il est le point de mire et l'objet de l'attaque incessante de l'idéal juif. Celui-ci, en effet, par

suite des raisons que nous avons précisées, ne peut pas ne pas tendre à la destruction de l'idéal chrétien qui a pour principe la croyance à la divinité du Christ, alors que les Juifs déclarent le Christ un imposteur.

Il résulte de là que parmi les deux organisations d'ensemble qui se sont constituées au sein des agglomérations occidentales dont les intérêts sont si divers, la seconde a pour objectif constant la destruction de la première qui ne s'en doute pas ; et elle ne cesse d'utiliser, pour aboutir à cette destruction, toutes les divergences d'intérêts, toutes les oppositions d'ambition, toutes les violences et toutes les hypocrisies des passions qui peuvent empêcher les chrétiens d'être vraiment chrétiens.

L'organisation juive tend à cela. Elle a été conçue en vue de cela, parce que le triomphe de l'idéal juif est à ce prix. Puisqu'il est vaincu, et dans les conditions que nous savons, s'il veut vivre, s'il ne veut pas être effacé à tout jamais, il faut qu'il attaque, il faut qu'il détruise l'idéal victorieux qui est la négation du sien. Mais comme son organisation est secrète, les chrétiens ignorent qu'étant ainsi constamment attaqués, ils devraient se garder. Ils veulent créer un monde, et ils ne savent pas qu'une armée d'invisibles ouvriers est sans cesse occupée à détruire ce qu'ils édifient si péniblement chaque jour en eux et autour d'eux.

Dès lors quelle singulière lutte entre deux adversaires dont l'effort s'exerce séculairement dans des conditions si différentes ! L'un ayant — qu'on nous permette cette expression — une direction verticale,

tandis que l'autre a une direction horizontale et ne tend à rien autre chose qu'à rompre ou tout au moins à faire dévier l'action du premier ! Que doit-il résulter (le là? Les lois de la science mécanique nous répondent : la direction de la première force sera fatalement détournée, elle déviera ; autrement dit : elle ne pourra donner tout ce que promettait son principe. Pour qu'il en fût autrement, il faudrait qu'une partie d'elle-même fiit constamment employée à faire directement obstacle à la seconde pour en neutraliser l'effet. Or cela, le monde chrétien ne pouvait en avoir l'idée, puisque l'éternelle offensive juive était éternellement couverte par le secret. Quelle guerre ! Ou l)lutôt quel spectacle angoissant que celui de ce christianisme qui s'avance à travers les siècles en tirant si péniblement l'humanité en haut, et qui porte attaché à son flanc l'ennemi caché qui le lui laboure, dont il sent partout les morsures, mais dont il ne peut apercevoir la tête nulle part.

Et on lui fait crime de s'être quelquefois défendu ' untre cet ennemi ; de s'être défendu mal, parce qu'il ne se défendait qu'instinctivement, en raison de l'ignorance où il était de l'organisation de son adversaire ! Quel esprit d'injustice nous montrons en cela !

En réalité, la vision qui vient d'être évoquée, c'est 1 elle que nous devrions constamment avoir devant l''s yeux si nous voulons nous rendre compte de la véritable portée des actes et de la vraie signification 'les drames religieux auxquels l'histoire nous fait assister depuis quinze siècles ; c'est celle, dans tous les

cas, que nous n'avons plus à oublier si nous nous sentons le viril désir de replacer un jour les choses dans leur cours normal. C'est elle aussi qui devrait inspirer enfin au monde chrétien la création d'une armée de défense, composée de soldats au sens supérieur du mot, pénétrés de la nécessité — ne fussent-ils pas purement croyants — de faire leur métier de soldats, o'est-à-dire de monter la garde autour de l'idéal dont ils se sentent issus, d'assurer sa liberté, et pour cela de mettre le gouvernement secret du peuple juif dans l'impossibilité de tout fausser, de tout déchirer et de tout détruire pour édifier sa domination.

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