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LA SEULE CONCLUSION LOGIQUE

Ainsi qu'on le voit, la théorie de l'origine juive de la Franc-Maçonnerie n'est nullement entamée par les objections qu'on lui oppose et que croient irréfutables ceux-là seuls qui n'ont pas su discerner toute la complexité de la question maçonnique.

Elle explique sans aucune difficulté que les fondateurs des premières loges dans presque tous les pays soient des Anglais. Elle expliquerait également que presque partout, et même partout, si c'était prouvé — mais ça ne l'est pas — les Juifs aient été exclus de ces premières loges. Ils n'en avaient pas moins la direction des choses de la Maçonnerie par l'intermédiaire des mauvais chrétiens affiliés à leurs groupements secrets juifs, de mêm€ qu'aujourd'hui le Pouvoir occulte a la main partout dans les loges, de même que la Maçonnerie a la main dans les sous-maçonneries.

Elle explique également que la politique maçonnique se soit montrée presque constamment favorable à la politique anglaise. Le Pouvoir occulte juif a bien été obligé de favoriser la nation qui lui servait de courtière. Il y eut d'ailleurs presque toujours

intérêt, puisque la puissance catholique, l'ennemie qu'il lui fallait d'abord abattre, se trouvait affaiblie d'autant.

Elle permet en outre de comprendre certains faits que n'explique pas l'hypothèse de l'origine anglaise : par exemple le dualisme qui se fait voir à certaines heures dans l'organisme maçonnique et sur lequel nous aurons à revenir ; par exemple encore, la succession des quatorze batailles parlementaires qui ont été livrées dès le début de la Révolution au sein de la Constituante pour que les Juifs fussent dotés des mêmes droits civils et politiques que tous les Français, alors que ceux-ci n'acquéraient pourtant pas en échange la qualité de Juifs. De telle sorte que la fameuse charte des Droits de l'Homme apparaît à ceux qui y regardent d'un peu près comme ayant été inventée à seule fin d'en dissimuler une autre qu'on voulait imposer au monde sans la formuler : la charte des Droits du Juif.

La théorie de l'origine juive, telle que nous venons de l'exposer, se recommande encore d'une façon particulière en ce qu'elle éclaire deux faits qui ne s'expliquent pas sans elle : le maintien de la nationalité juive à travers les siècles et l'existence des sociétés secrètes du moyen âge. Il serait vraiment extraordinaire qu'une théorie fausse s'adaptât ainsi à des faits historiques si importants et si incompréhensibles jusqu'ici. D'autre part, ainsi que nous l'avons fait remarquer, c'est en étudiant la structure et les caractères des individus qu'on les classe et qu'on leur assigne une origine en histoire naturelle. Ce procédé

scientifique appliqué à la question dont nous nous occupons, condamne l'origine anglaise et conduit au contraire à l'origine juive de la Maçonnerie, car les méthodes maçonniques sont essentiellement des méthodes juives, et le caractère maçonnique ressemble au caractère juif comme le nez d'un Lévy ressemble à celui d'un Dreyfus.

La thèse de l'origine juive fait même comprendre les raisons pour lesquelles il peut y avoir des partisans de l'origine anglaise. Elle nous montre le machiavélisme des moyens employés pour conduire ceuxci à l'opinion par eux adoptée, — machiavélisme qu'on rencontre d'ailleurs partout dans la Franc- Maçonnerie et qui est si bien en rapport avec le caractère et avec la situation de la nation juive dans le monde depuis dix-huit siècles.

La thèse de l'origine juive contient donc pour ainsi dire en elle la thèse de l'origine anglaise. Elle l'explique. Elle l'éclairé. Elle la complète, en nous montrant l'élément juif rêvant, concevant, préparant la Maçonnerie, mais la faisant propager par l'élément anglais. Dans ces conditions on reconnaîtra qu'elle se présente singulièrement armée.

Le fait de l'établissement parmi les nations des colonies juives qui ont refusé de se fondre dans ces nations, qui ont conservé leur constitution et leur personnalité, qui ont ainsi joué le rôle de parasites accrochés à la peau des peuples, ce seul fait contient en lui le germe de toutes les phases de la gestation et de l'enfantement de l'étonnante et immense création maçonnique.

Un tel point de départ existant, il est impossible que les colonies juives ne se soient pas constituées en sociétés secrètes et qu'elles n'aient pas été reliées par un gouvernement secret.

Impossible également que ces sociétés secrètes juives qui n'ont pu se maintenir que par l'amour de leur idéal religieux et national, n'aient pas été tentées d'agir contre l'idéal chrétien dont le triomphe impliquait l'effacement du leur.

Impossible que, réduites à l'impuissance d'attaquer ouvertement puisqu'elles étaient les plus faibles, elles n'aient pas cédé au désir d'attaquer secrètement.

Impossible que, de défensives qu'on peut les supposer au début, elles ne soient pas ainsi devenues offensives.

Impossible qu'elles n'aient pas essaimé pour produire les moyens d'action dont elles avaient besoin, c'est-à-dire des sociétés secrètes tendant spécialement à la détérioration du bloc chrétien en attendant qu'elles fussent en état de tendre à sa complète désagrégation.

Impossible que ces sociétés secrètes de combat n'aient pas cherché et réussi à attirer à elles les transfuges chrétiens.

Impossible qu'elles n'aient pas songé à profiter de la grande dislocation produite par la réforme.

Impossible qu'elles ne se soient pas modifiées ou qu'elles n'aient pas de nouveau essaimé selon ce qu'exigeait cette nouvelle circonstance.

Impossible que, filles des sociétés secrètes pure-

ment juives, elles n'aient pas essayé d'enfanter à leur tour des sociétés secrètes purement chrétiennes qui ne s'ouvriraient que plus tard aux Juifs, en même temps que le monde chrétien lui-même.

Pour que les choses se soient passées autrement que nous les avons montrées, il faudrait que les Juifs fussent en dehors des lois de la nature, par conséquent au-dessus d'elles. Quel est celui de leurs partisans qui osera soutenir une pareille opinion?

Après avoir considéré comme point de départ le fait initial que nous venons de dire et qui ne pouvait pas ne pas engendrer ses conséquences, si nous considérons maintenant le fait actuel maçonnique qui ne peut pas ne pas avoir sa cause, nous nous trouvons également en présence d'un certain nombre d'impossibilités qui ne peuvent être résolues que dans l'hypothèse de l'origine juive.

Il est impossible en effet que la Franc-Maçonnerie n'ait pas un créateur, et impossible que ce créateur ne soit pas à la fois séculaire et universel comme sa création elle-même.

Le peuple juif est l'un et l'autre, et il n'y a que lui qui soit tel.

Impossible que ce créateur n'ait pas disposé au moment de la création de la Franc-Maçonnerie de moyens de communication s'étendant partout et de moyens d'action embrassant toutes les contrées.

Le peuple juif possédait les uns et les autres, il était seul à les posséder.

Impossible qu'un organisme qui n'a de raison d'être que s'il tend à établir la possibilité d'un Pouvoir

occulte, ait été créé en l'absence d'une organisation secrète préexistante ayant le moyen d'agir partout sans se laisser voir nulle part.

Le peuple juif possédait l'organisation en question et il était seul à la posséder.

Impossible que le créateur de la Franc-Maçonnerie n'ait pas été dominé par une haine acharnée et particulièrement tenace contre le Catholicisme.

Le peuple juif était incité à cette haine par des raisons de situation, d'intérêt et de sentiment.

Impossible que le créateur de la Franc-Maçonnerie ne fût pas étonnamment apte au mensonge, à l'obséquiosité, à l'hypocrisie ; impossible surtout qu'il ne fût pas doué d'une patience, d'une subtilité et d'une ténacité prodigieuses.

Mensonge, obséquiosité, hypocrisie, patience, subtilité, ténacité, le peuple juif a été incité séculairement à tout cela par les circonstances de sa vie.

Impossible enfin que le créateur de la Franc-Maçonnerie ne fût pas dominé comme tous les conspirateurs par un sentiment national ou religieux.

La race juive est dominée depuis dix-huit cents ans par le sentiment religioso-national auquel elle doit sa persistance comme peuple, et ce sentiment a été d'autant plus surexcité qu'il était plus contredit, plus humilié, plus écrasé par le triomphe du principe chrétien. Cette race avait à se venger contre les races chrétiennes de la tache ineffaçable imprimée à son front par la trahison de Judas et par le supplice du Juste. Contre ces races, elle était, par situation, la race éternellement conspiratrice. Elle devait donc

jeter au milieu d'elles l'instrument d'éternelle conspiration.

Donc, une cause historique est là : la race juive, qui ne peut pas ne pas avoir produit d'effet. Et, d'autre part, un effet historique est là, lui aussi : la Franc- Maçonnerie, qui ne peut pas ne pas avoir sa cause. Cause et effet tendent leurs bras à travers l'histoire, l'effet demandant sa cause, la cause demandant son effet. L'effet ressemble à la cause comme un fils ressemble à sa mère. Tous deux rapprochés, s'adaptent, se juxtaposent, coïncident exactement. Et l'on refuserait de reconnaître qu'ils s'appartiennent? Plutôt que de les rassembler comme la logique et la raison veulent qu'ils le soient, on préférerait les laisser demander éternellement, l'un son besoin de cause, l'autre son besoin d'effet...?

Soit ! Mais alors il faut déclarer que la logique doit être systématiquement écartée du sujet qui nous occupe.

Nous disons, nous, que si Dieu nous a donné une raison, c'est pour que nous nous en servions ; et nous proclamons comme seule conclusion possible :

Le Pouvoir occulte qui a rêvé, préparé, engendré la Franc-Maçonnerie, qui l'a propagée dans tout le monde chrétien grâce aux politiques anglais, qui par elle domine aujourd'hui ce monde chrétien et le conduit tout entier à sa perte, en commençant par les nations catholiques mais en se réservant de finir par les nations protestantes qui collaborent avec lui, c'est le GOUVERNEMENT SECRET DE LA NA- TION JUIVE.

Mais nous ajoutons, d'accord en cela avec ceux qui ont cru jusqu'ici à l'origine anglaise, que ce gouvernement secret de la nation juive est loin d'être seul à disposer des forces maçonniques. Il a des concurrents et la puissance de ceux-ci grandit tous les jours à mesure que grandit leur expérience de la société secrète.

Nous aurons bientôt à envisager ce côté de la question et à constater la situation qui en résulte pour nous.

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