‹ Le drame maçonniqueChapitre 56 sur 78 · LA DOMINATION DU MONDE · texte numérisé non relu

LA DOMINATION DU MONDE

Jusqu'ici, le lecteur le reconnaîtra, toutes les parties de la thèse que nous lui présentons sont coordonnées. L'œuvre réalisée est en rapport avec les méthodes employées Celles-ci sont de leur côté telles que l'exige l'organisme construit comme nous l'avons montré. Quant à l'auteur que nous dénonçons, il est bien, par son caractère, par les circonstances de sa vie, par ses habitudes et ses aptitudes, celui que veulent une pareille œuvre, de semblables méthodes, un si extraordinaire organisme.

Nous reconnaissons néanmoins que notre démonstration demeurerait boiteuse si la raison pour laquelle tout cela a été fait ne se trouvait en concordance, elle

aussi, avec l'organisme inventé, avec le caractère et la situation de l'auteur de cet organisme, avec les méthodes employées par lui et enfin avec la partie de l'œuvre aujourd'hui accomplie. Notre construction, étant bâtie sur la logique, doit être logique de la base au sommet. Sans cela, elle s'écroule. Nous devons maintenant exposer le but de l'immense machination et il faut que ce but soit en harmonie avec tout le reste, et même qu'il l'explique. Or, nous entendons une objection. "

Soit, peut-on nous dire. C'est la race juive, organisée internationalement et secrètement, qui a rêvé et créé l'association secrète internationale maçonnique, dans laquelle d'ailleurs les rites, les formules et les légendes sont juives, de même que la façon de compter les mois et les années. Elle a procédé à cette création par haine du christianisme, nous l'admettons, et dans le dessein de le détruire. Pour cela elle s'est attaquée tout d'abord au catholicisme en s'appuyant sur le protestantisme dont elle a contribué à fortifier les positions. C'est logique. Mais avec tout cela, où veut-elle aboutir? Elle est actuellement maîtresse de la France. Son intérêt et sa haine se trouvent dès lors en conflit. Sa haine doit lui faire souhaiter la subversion totale de la grande nation catholique. Mais son intérêt veut au contraire la conservation et le maintien de cette nation, puisqu'elle est parvenue à en faire sa propriété. Comment continue-t-elle à l'abaisser, au risque de tenter par l'appât d'une proie qu'elle a rendue si facile, l'appétit anglais ou lavérocité allemande? Veut-elle l'absorption de la France par l'un

ou par l'autre des deux concurrents? Ce serait à son propre détriment, puisqu'en prenant la France, c'est son bien qu'on prendrait. Veut-elle garder sa possession comme il est naturel à tout propriétaire? Alors elle devrait affaiblir non plus la France, mais l'Angleterre et r.Allemagne qui deviennent des rivales pour elles.

Telles sont les questions qui doivent se poser devant tous les esprits.

Nous n'avons pas le droit de les écarter sans leur consacrer l'examen qu'elles méritent. Nous demandons seulement à y répondre avec méthode, afin d'y répondre avec clarté. C'est pourquoi nous exposerons d'abord le plan juif, et ensuite les difficultés très graves que commence à soulever — heureusement pour nous — la réalisation de ce plan.

Commençons par préciser que le but de la machination maçonnique, c'est non pas la destruction, mais l'assujettissement du monde chrétien. Ce que le Pouvoir occulte juif veut détruire, c'est seulement l'esprit chrétien. Et s'il veut cette destruction, c'est précisément parce que l'esprit chrétien constitue la vraie défense du monde qui en est issu ; de même que s'il a détruit la monarchie française, c'est parce que cette monarchie était la meilleure sauvegarde de la France. On commence à s'en apercevoir aujourd'hui. C'était pour faire les soldats prisonniers qu'on tuait leur chef ; pour s'emparer du troupeau qu'on assassinait le berger. Rien de plus logique que ce qui a été fait, en cela comme en tant d'autres choses, par le Pouvoir occulte juif. Il faut bien le dire, puisque cela est vrai.

La destruction de l'esprit chrétien comme moyen d'assujettissement, tel est donc le but qui est dissimulé sous les grands mots de vérité, lumière, progrès. démocratie. Si l'on répugne plus ou moins à accepter cette idée, c'est parce qu'il est naturel qu'on résiste à ce que l'on n'a pas pris l'habitude d'envisager. L'assujettissement d'un monde, se dit-on, comment admettre qu'un pareil rêve puisse être nourri par une race, et surtout par une race qui n'a pas de foyer?

On oublie que ce rêve a été entretenu dans le cœur du peuple juif par sa religion. Les Juifs attendent toujours leur ^Messie. Tandis que le christianisme a interprété les promesses de la Bible dans le sens idéal, tandis qu'il considère la domination prédite au Messie comme purement morale, les Juifs, au contraire, ont toujours compris que cette domination devait avoir un caractère matériel. Ils ont commencé par croire qu'elle serait attribuée un jour à leur race par un Messie conquérant. L'idée s'est maintenant répandue parmi eux que le mot Messie doit être compris comme s'appliquant non pas à un fils de la race de Jacob, mais à cette race elle-même, et que la conquête du monde peut se faire autrement que par le fer. Ils sont désormais convaincus que le futur triomphateur, c'est le peuple juif tout entier, et que les temps messianiques sont ceux où ce peuple sera parvenu à mettre le pied d'une manière quelconque, sur le monde enfanté par le Messie chrétien, le Messie du renoncement, qui a tenu si longtemps là place réservée, suivant eux, au vrai Messie, c'est-à-dire à eux.

Cela t'étonne, peuple souverain français? C'est

pourtant pour cela, et pour cela seulement, qu'on t'entretient dans le rêve démocratique.

L'idée de la domination du monde n'est d'ailleurs pas si en dehors et au-dessus des conceptions humaines qu'il nous semble. Plus d'un conquérant de l'antiquité a osé lui donner asile en son esprit. Le peuple romain l'a réalisée presque complètement. Il est vrai que le monde ayant été morcelé par les invasions barbares, les guerres se sont faites depuis lors et pendant des siècles pour le gain de quelque baronnie ou de quelque comté. Encore convient-il pourtant de ne pas oublier que Charlemagne fit revivre le rêve d'une domination universelle. Après l'émiettement de l'empire qu'il avait constitué, ce fut le recommencement de la lutte pour la possession d'un lopin de terre. Mais peu à peu les champs de bataille s'élargirent. Après les guerres de comtés à comtés, ce furent les guerres de provinces à provinces, puis celles de nations à nations. Ce sont maintenant les guerres de races à races. Or, une fois les races en présence, que peuvent-elles se disputer, sinon d'abord la prépondérance, et ensuite la souveraineté exercée sur le monde ? Puisque c'est là que nous en sommes actuellement, qu'y a-t-il d'extraordinaire à ce que la race juive intervienne dans les conflits? Elle n'a pas de patrie, répond-on. Quelle belle raison ! N'est-il pas au contraire logique d'admettre qu'elle a dû penser à la domination du monde avant toutes les autres, précisément parce qu'elle a le pied partout, sans compter que partout elle tient les cordons de toutes les bourses? On ne pense le plus souvent à conquérir que

ce qu'on voit. C'est si vrai que, si l'on excepte ce qui s'est passé dans l'histoire des peuples marins, les guerres ont presque toujours eu lieu pour un territoire qui était à portée de la main des belligérants. La race juive est, à ce point de vue, dans une situation très spéciale. Par les yeux de ses fils disséminés partout, son regard embrasse le monde entier. C'est donc elle qui logiquement, et indépendamment de la suggestion qu'elle recevait de sa religion, devait, la première de toutes les races, faire du monde l'objet de son ambition.

Il se peut que cette idée de la domination du monde n'ait pas toujours été présente à la pensée des conducteurs d'Israël avec la précision qu'elle a maintenant. En cela comme en tout, nous croyons que les choses ont dû se passer conformément aux lois de la nature. Là comme ailleurs, il y a un point de départ, un point d'arrivée et, entre les deux, une évolution. Le point de départ, c'est la croyance à un Messie qui doit dominer le monde au profit de la race juive, alors que le Messie qu'adorent les chrétiens a, au contraire, conquis ce monde au détriment de cette même race, qui se considère comme volée. Cette croyance a été entretenue en l'âme de ce peuple tenace par la contradiction violente à laquelle elle s'est heurtée sans cesse dans le monde chrétien. Elle s'est fortifiée de l'irritation résultant de cette contradiction, dans le silence et le mystère des sociétés secrètes juives que nous avons vues répandues dans le monde. Ce n'était alors qu'un rêve obscur, si l'on veut ; une espérance consolatrice comme est celle de la céleste patrie pour

les foules chrétiennes réunies a,u pied des autels que le Messie juif, le Messie de la trahison est en train de détruire. Lorsque, de défensives qu'elles étaient primitivement, les sociétés secrètes devinrent offensives par le cours naturel des choses, l'espérance des futures conquêtes s'exaspéra. L'âme de la race errante fut mordue par un désir de plus en plus âpre. Un temps vint enfin où cette race força subrepticement les portes des sociétés chrétiennes qui lui avaient été si longtemps fermées. Puis elle cumula en elle toutes les nationalités. La voici maintenant qui s'est emparée de l'or du monde ; l'or, ce au moyen de quoi on fait presque tout ce qu'on veut !... Aussi peut-elle faire régner entre les nations la paix ou la guerre à son gré, et, dans le dernier cas, assurer les bénéfices de la lutte à celle-ci ou à celle-là, selon qu'elle accorde ou qu'elle refuse en temps utile le prêt de cet or. Elle a en même temps le loisir de corrompre, d'empoisonner impunément l'âme des peuples, grâce à la presse et au complot permanent que cache la société secrète maçonnique contre les nations chrétiennes. Elle voit sa puissance grandir sur tous les points du globe, à mesure que décroit, avec la fidélité aux traditions, la force de cohésion et, par suite, la force de résistance des races chrétiennes. Elle est partout. Elle agit partout. Son gouvernement voit tout et n'est pas vu. Il frappe à coup sûr, tandis qu'on ne songe même pas à se défendre parce qu'on ne sait pas qu'il existe. Les choses étant ainsi, il faudrait vraiment que le gouvernement de la race de Judas fût complètement dénué au point de vue intellectuel

pour ne pas rêver l'empire d'un monde que, grâce à la perversité qu'il a déployée séculairement contre lui, rien ou presque rien ne garde plus. Il n'est pas besoin que vienne le Messie triomphant, il est venu. C'est le peuple juif, aux pieds duquel se prosternent d'elles-mêmes les races déchristianisées et les nations dissociées. Telle est évidemment l'évolution qui s'est produite dans la pensée juive.

Dès lors que le peuple juif a su conserver en son sein l'égoïsme de race au point d'en faire, en l'absence de toute patrie territoriale, un nationalisme si particulier qu'aucun autre exemple semblable n' a été fourni par l'histoire, non seulement il est explicable que son gouvernement secret rêve de s'assujettir le monde, mais il serait inadmissible qu'il n'y pensât pas. Ayant accompli ce prodige d'avoir maintenu la race errante dans la fidélité à l'ancien idéal national, et voyant les aiitres races, la nôtre en tête, considérer stupidement l'abandon du leur comme un progrès, ce gouvernement doit logiquement se croire capable, en un tel état de choses, d'assurer à son peuple la rovauté de l'univers.

Page 1