SUR QUI DEVONS-NOUS COMPTER
Ainsi que le lecteur a pu s'en rendre compte, ce sont toujours des déductions ou des inductions appuyées sur des faits positifs qui lui ont été présentés dans cet ouvrage et dans celui qui l'a précédé.
En toutes circonstances, après avoir constaté que tel ou tel fait existait, nous nous sommes dit que ce fait entrait forcément dans l'immense enchaînement de causes et d'effets suivant lequel le Créateur a déroulé sa création. Dès lors, nous ne nous sommes pas trouvé le droit de le considérer dans un isolement où Dieu n'a pas permis qu'il fût. Nous avons cherché sa cause et ses conséquences.
Nous nous garderons bien d'oublier cette méthode à l'heure où nous voici arrivés de notre étude. Alors qu'il s'agit de dégager les devoirs à l'accomplissement desquels est attaché le salut de la France, il conviendrait, nous semble-t-il, que le rôle de l'auteur se trouvât réduit à celui du morceau de craie qui trace sur le tableau les formules imposées par les données du problème. Il ne s'agit pas ici, eh effet, de savoir ce que pense telle ou telle personne, mais ce que dit la logique des faits. C'est d'elle que nous devons
nous inspirer si nous voulons entreprendre la lutte dans des conditions favorables à la France.
Nous nous trouvons en présence d'une situation : celle que nous nous sommes efforcé de dégager des obscurités amoncelées séculairement sur elle. Cette situation peut-elle être résolue? Comment? Tel est le problème dont nous avons le devoir de chercher et d'exposer la solution de la façon la plus impersonnelle qui soit possible, sans tenir aucun compte ni de nos intérêts, ni de nos idées, ni de nos sentiments, au besoin en les heurtant.
Il est certain que le salut de la France n'est pas chose au-dessus des possibilités humaines.
Mais pour pouvoir il faut vouloir. Les volontés françaises voudront-elles? C'est une autre question.
Quoi qu'il en soit, nous accomplirons notre devoir en posant les données du problème.
La question judéo-maçonnique n'est pas seulement une question française ; c'est une question mondiale
Dès lors, il y a lieu d'examiner ce que nous avons à attendre du dehors.
Un observateur qui, pour juger les affaires de ce monde, pourrait se placer en dehors et au-dessus de l'atmosphère humaine, à l'abri des passions qui nous rapetissent, serait amené à conclure que l'Angleterre et l'Allemagne ont de graves responsabilités vis-àvis de la France et qu'elles lui doivent plus que des secours : des réparations.
L'abaissement dans lequel ces deux nations nous ont mis n'a en effet rien do comparable à ceux que
nous leur avons infligés jadis dans certaines circonstances, et qu'en d'autres, elles nous ont rendus.
C'était alors loyalement, à ciel ouvert, qu'entre elles et nous s'engageait le combat ; pour des ambitions souvent illégitimes, c'est vrai, plutôt que pour des besoins dont la satisfaction était d'une nécessité impérieuse ; mais du moins en dehors de toute collaboration avec ceux qui se sont montrés jusqu'ici les ennemis acharnés de la Chrétienté.
Il n'en est plus de même aujourd'hui. Ce qui caractérise la fortune actuelle de l'Angleterre et celle de l'Allemagne, c'est 'en effet que l'une et l'autre ont été acquises, en partie, grâce à certains moyens que réprouvent violemment la morale et la fraternité chrétiennes.
Avant d'attaquer sur le champ de bataille la France, nation fille du Christ comme elles, leur aînée, elles ont commencé par l'affaiblir en lui glissant traîtreusement dans les veines le virus dont l'action corruptrice devait leur assurer l'avantage. C'est-à-dire qu'avant de combattre par le fer, elles ont eu recours au poison. Devant la face de l'Eternelle Justice, peuvent-elles se dire qu'en faisant cela, elles ont agi loyalement et courageusement?
Ajoutons que le virus maçonnique, par cela seul qu'il était corrupteur, était essentiellement antichrétien. C'est en effet en détruisant l'enseignement chrétien qu'il affaiblissait la France. Celle-ci n'a donc pas été frappée seule ; le christianisme l'était avec elle. Cela se trouve suffisamment démontré aujourd'hui. Et une pareille œuvre était accomplie par les pro-
cédés hypocrites et lâches d'une association issue des sociétés secrètes juives !
De même que Judas entrant au Jardin des (Jhviers allait en ami vers Celui qu'il livrait, la Franc- Maçonnerie entrait, elle aussi, en amie chez les nations catholiques, et elle y entrait présentée par des protestants, c'est-à-dire par des chrétiens !
A la base de la fortune actuelle de l'Angleterre et de l'Allemagne, il y a donc une félonie non seulement contre la France, mais contre la Chrétienté, et une félonie entreprise par les gouvernants anglais et allemands de compte à demi avec les ennemis du Christ.
Ces réflexions, si j'étais chrétien anglais ou allemand, rabattraient quelque peu mon orgueil.
La France n'a pas un tel crime à se reprocher visà-vis de l'Angleterre ni de l'Allemagne. C'est pourquoi nous sommes fondé à dire que, victime de pareilles manœuvres, elle aurait droit de leur part à des secours et à des réparations.
Mais il est plus facile de concevoir ce que voudrait la justice que de le voir réalisé.
Nous ne devons donc pas nous leurrer. Ce n'est pas du repentir anglais ou allemand que nous avons à espérer le salut. Heureux faut-il nous estimer si les gouvernants d'Angleterre et d'Allemagne parviennent à rompre les liens dont le Pouvoir occulte s'est efforcé de les envelopper, s'ils se rendent compte des périls courus par leurs peuples et s'ils comprennent la nécessité d'une alliance chrétienne générale pour empêcher les chefs de la nation antichrétienne de réaliser leur plan de domination du monde.
Peut-être Edouard VII et Guillaume II qui ont des moyens d'information que nous n'avons pas, sont-ils beaucoup plus préoccupés de cette question que nous ne nous imaginons. Mais en raison des actes de leurs prédécesseurs et des leurs, ils sont obligés, s'ils nourrissent de telles préoccupations, de les cacher. En l'état actuel du monde, ils ne pourraient d'ailleurs prendre de mesures contre la France-Maçonnerie et contre les Juifs si leurs peuples n'étaient là-dessus en complet accord avec eux. Or les nations européennes ont été maintenues jusqu'ici dans la plus complète ignorance de la question judéo-maçonnique. Elles en sont encore où en était la malheureuse reine Marie- Antoinette, en 1787, lorsque, dans une lettre qu'elle adressait à sa sœur, elle faisait l'éloge de cette Franc-Maçonnerie qui se préparait à la martyriser moralement et physiquement de la manière la plus infâme. C'est encore à nous qu'incombera leur éducation...
Nous n'avons donc à compter que sur nous-mêmes. Toutefois nous ne devons pas oublier la situation que nous avons indiquée dans le précédent chapitre, situation qui met les gouvernants anglais, allemands et juifs en telle posture les uns vis-à-vis des autres que ces derniers sont désormais dans l'impossibilité de manœuvrer librement contre nous.
C'est assez pour que nous puissions organiser notre défense.