‹ Le drame romantiqueChapitre 3 sur 120 · AVANT- PP.OPOS XIII · texte numérisé non relu

AVANT- PP.OPOS XIII

fausse au point de vue de l'art dramatique. La passion révolutionnaire et la maladie romantique ont changé le drame en ode ou en pamphlet, ont fait de la scène un trépied ou une tribune.

Nous passons alors en revue les caractères que le drame romantique a mis au théâtre. Les passions sont toujours l'amour, la haine, la jalousie, l'amour paternel ou maternel, l'héroïsme ; mais l'époque où les poètos ont renouvelé les passions et spécialement l'amour. De plus, les romantiques, au contraire des classiques, ne ^ séparent point la passion du temps, du tempérament, u du lieu, du décor. Leur pathétique en sera différent, plus touchant, plus troublant, plus violent, plus énervant.

Enfin, après avoir étudié les passions qui font la matière tragique, nous avons tâché d'apprécier les qualités et les défauts de la mise en œuvre, la part du lyrisme, du mélodrame, l'importance donnée en apparence ou en réalité à l'histoire, au costume, et enfin l'évolution de la versification qui date de Cromwell] et le vers nouveau qui est l'enveloppe naturelle du drame conçu parles romantiques.

Il n'y a, dans ce travail, ni érudition, ni documents inédits, choses qu'il ne comportait point. .Nous nous sommes au contraire placé en face dés œuvres, et les avons considérées dans leurs grandes lignes, les comparant aux œuvres qui ont précédé dans le même genre, tâchant d'expliquer l'évolution du genre lui-même. .Nous n'avons même pas étudié proprement le drame romantique dont l'histoire se déroule encore, mais uniquement les quelques drames de haute portée qui ont tenté de correspondre au théâtre classique, de conti-

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