L 4^ LIVRAISON
( '78 ) faisant sur-tout qu'un usage modéré de la conviction et de la bonne toi.
Platon , Caton , Cicéron , dénoncés comme ultra.
u Qu'aucun délit ne reste impuni ; que la mort , les fers, le fouet, l'intamie, la rélegation, les amendes soient les suites inévitables de la violation (\çs lois;
« (^ue le méchant désespère d'échapper à leur sévérité, et que l'homme de bien soit assuré d'être protégé par elles ;
a Qu'on regarde l'impunité comme l'aliment du crime; l'indulgence pour les coupables comme un piège dressé contre la probité et la sûreté civile ;
« Que l'abus des grâces soit proscrit comme un véritable attentat aux droits d'autrui ;
«Que l'on considère le retour des exilés ,1a liberté des prisonniers coupables , le pardon des hommes condamnés , comme des signes certains de la décadence de l'Etat ;
t( Qu'on n'oublie pas que priver la vertu des honneurs qui lui sont dus, c'est ôter la vertu à la jeunesse (»). »
Tels sont les principes que Ptalon , Cicéron, Caton, et tous les philosophes de l'antiquité n'ont cessé de proiesser dans leurs immortels ouvrages ; mais , gr.îces au pirygrès des lumières , nos philosophes d'aujourd'hui n'hésiteront pas h vous dire qu'une telle doctrine ne peut convenir qu'à des ultra.
11 est vrai que les premiers n'avaient aucun intérel à dédaij^ner les maximes conservatrices des Etats ;
(i) Ces maximes sont traduites Uttéralcmeut*
( '79 ) tandis que la plupart de ceux-ci , agités par le souvenir de leurs erreurs ou de leurs crimes , ue sont pas libres d'être justes.