‹ Le drapeau blancChapitre 59 sur 61 · TACTIQUE DES FA-CTIKUX · texte numérisé non relu

TACTIQUE DES FA-CTIKUX

La ladique la plus usée et pourtant la moins abandonnée des iactieux, est de qualifier leur agression de défense indispensable, de crier à la défiance, alors même qu gn se livre à eux. Ainsi viennent-ils à parler de la révolution et de ses causes; la con^ Jiance eût sauvé PElat , s'écrient-ils; on se défia , et foui fut perdu. Ainsi c'est Louis XVI, le plus confiant des princes, sainte victime de sa belle âme, qu'on a le coui^age de présenter encore aujourd'hui comme ayant perdu l'Etat par sa défiance. Il est bien vrai* que ce n est pas tant lui qu'on accuse qu'un conseil secret contre lequel on se défendait; ce conseil secret ne serait-il pas ce que les factieux nommaient le cabinet autrichien , c'est-à-dire le cabinet où l'infortunée Marie-Antoinette gémissait de l'aveuglement du Roi , livré à de perfides conseillers qui Tentraînaient, lui, sa famille et l'Etat, dans une ruine commune? Ici on ne peut se défendred'une réflexion : c'est qu'il y aurait trop ou trop peu de naïveté à crier encore aux gens : « Laissez-vous faire : si vous résistez, vous perdez tout. » Le bourreau disait aussi à Don Carlos en l'élranglant ; « Paix, monseigneur, ce qu'on en fait est pour votre bien. »

Le noble Louis XVI, si tard et si indignement détrompé, reconnut trop alors que ce n'est pas toujours dans son propre cœur qu'il faut étudier le cœur x3e f homme , et le plus honnête homme des rois , ' celui qui avait le plus fait potir la liberté dé son peuple, périt au milieu de ce môme peuple, au nonn de celte même liberté qui devait rajeunir l'Etat, à

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