III. — La flamme du vaisseau de guerre et autre
bâtiment de l'État portera, dans la partie la plus large, les trois bandes verti(fales rouges, blanches et bleues ; le reste de la flamme sera de couleur blanche, le guidon portera d'une manière sensible les couleurs nationales.
IV. Les pavillons de commandement porteront dans leur quartier supérieur les trois bandes verticales rouges^ blanches et bleues; le reste du pavillon pourra être, comme par le passé, rouge, blanc et bleu, l'Assemblée nationale n'entendant rien changer aux dispositions qui ont pour objet de distinguer dans une armée navale les trois escadres qui la composent*. Le pavillon ne pourra être fait qu'avec des étoffea nationales. .
1 . Il semblerait résulter de cette phrase que des trois escadres qui composaient une armée navale antérieurement à 1790, Tune avait le pavillon rouge, Tautre le pavillon blanc, la troisième le pavillon bleu. Nous savons qu'il n*en était pas ainsi au temps du P. Daniel (4721). La hiérarchie des pavillons, telle que nous l'avons empruntée au savant jésuite, était celle-ci : la première escadre, celle du centre, porte le pavillon blanc ; la seconde, le pavillon blanc et bleu; la troisième, le pavillon bleu. En 4782, un document authentique et pour ainsi dire officiel, nous prouve qu'il en était encore de môme. C'est le Mémoire du comte de Grasse sur le combat naval rfw 42 avril 4782, avec les plans des positions principales des armées respectives (in-4<*, Bib, nat., Imprimés^ coté Lh», n° 8). En tôte de ce mémoire, nous trouvons la « ligne de bataille du 42 avril 4782. » Cette ligne de bataille est composée de neuf divisions réparties
V. Les pavillons et la flamme aux couleurs de la nation seront arborés le plus tôt possible sur les vaisseaux de guerre, d'après les ordres donnés par le Roi.