‹ Le drapeau de la France: essai historiqueChapitre 41 sur 65 · CHAPITRE in · texte numérisé non relu

CHAPITRE in

Lé Fairillolï dé H Gouvéntioa. Les DrSpeau]!^ cTe fermée.

Cette prééminence conservée au blanô dans fe pavillon de poupe par TAssemblée constituante lui demeura jusqu'au commencement de l'amiée n94y SKD«ia 1» Terréuir. Le ♦& février i7fti (sep-' lidî 217 phiviôse, an lï de ht RépubKque française, une et indivisible), la Convention régla à nouveau la. disposition des couleurs sur le paviJiloQ français,, ou plutM institua wsk nou^eaui pavillon : e^est le drapeau actuel. Le décrefi fut rendta' sur le rapport du Comité dé salut public présenté par Jean-Bon-Saint-André. Voici ce rapport et ce déci^t :

feAN-BON-SAiNT-AN©ttÉ. — XJa pavUlon qui n'est pas celui de la République flotte encore sur, nos ^aiggeaux ; les. marlos s'en indignent, ils ajgpelleut

à grands cris une réforme que vos principes, que l'honneur de la liberté réclament avec eux. J*ai été le dépositaire de leur vœu à cet égard; je l'ai fait connaître au Comité de salut public, et le Comité vous le transmet par mon organe.

Les couleurs nationales sont désormais les seules qui puissent plaire à des François ; il faut qu'on les voie partout, et si je l'osais dire, plus encore dans le pavillon de nos vaisseaux que sur les drapeaux de nos intrépides bataillons. Le pavillon est pour le marin, non-seulement le signal du ralliement, le guide matériel qiii le conduit à la victoire : il est encore sa grammaire, son langage, le moyen par lequel il communique et reçoit, à de grandes distances, des idées très-compliquées. Sera-ce avec un vocabulaire monarchique que les généraux des armées navales donneront des ordres républicains? Non, vous ne souffrirez pas plus longtemps ce scandale politique. Tout change autour de nous, nos lois, nos mœurs, nos usages ; que les signes changent aussi. Répondez, législateurs, à l'indignation des équipages de la flotte ; répondez à Timpatience qu'ils éprouvent d'en voir disparaître l'objet. L'Assemblée constituante apporta quelque changement , ou plutôt une légère modification au pavillon ci-devant royal. Le peuple, fatigué de la tyrannie, demandait que tout ce qui eu retraçait le souvenir fût absorbé par les couleurs chéries de la liberté ; des disputes sérieuses s'élevè-

rent dans le sein de celte Assemblée sur la forme du pavillon national. On sentit bien qu'il fallait se soumettre à l'opinion publique trop fortement prononcée pour oser la contrarier ouvertement, mais on tâcha de réluder, même en paraissant la respecter. On conserva pour le fond la livrée du iyran^ et les trois couleurs républicains, réléguées dans un coin du pavillon, nattestèrentf par la mesquinerie ridicule avec laquelle on les y avait placées, que le regret de ceux à qui la puissance du peuple avait arraché ce faible sacrifice. Cest ainsi que dans cette fédération toute monarchique, on vit les départemens recevoir, au nom de la liberté, les bannières de la servitude.

Ce pavillon déplut presque également aux partisans du despotisme et aux amis de la liberté. Les uns ne virent dans cet alliage bizarre qu'une tache à ce pavillon, flétri par lesConfUins et les Grasse; les autres, avec plus de raison, n'y virent qu'une dérision, une caricature outrageante pour le peuple, que l'on comptait-presque pour rien au moment où Ton proclamait sa souveraineté.

L'imitation servile de la forme anglaise acheva d'indisposer les esprits, et ce fut avec beaucoup de peine qu'on parvint à le faire adopter.

Il est temps de réparer cette erreur, cette méprise sans doute volontaire. Quand vous allez combattre les esclaves de Georges, les stipendiaires de Pitt, il faut commander la victoire au nom de la patrie ; un mé-

•lange de royalisme formerait un contraste trop révoltant avec la cause sublime que vous défendez. Qu'il disparaisse et qu'il disparaisse à jamais.

Votre comité vous propose un pavillon formé tout entier des trois couleurs nationales, simple comme il convient aux mœurs, aux idées, aux principes républicains, qu'on ne puisse confondre avec celui d'aucune autre nation, et qui, dans quelque sens qu'il soit placé, présente toujours ces couleurs dans le même rapport entre elles.

Braves marins, vous le défendrez, cloué à la poupe de vos vaisseaux, vous ne souffrirez jamais qu'il soit renversé, et vous punirez de mort le lâche qui oserait en concevoir le dessein. Vous le recevrez des mains de la patrie , vous serez responsables envers elle du dépôt sacré qu'elle vous confie. Allez sur cet élément terrible que vous êtes accoutumés à braver; allez y braver aussi la foudre des tyrans. Les esclaves que vous avez à combattre pourront-ils soutenir les efforts des hommes libres ? Allez, ce signe vous assure la victoire, il est le présage de votre gloire et du triomphe de la République.

Voici le projet de décret que je suis chargé de vous présenter :

La Convention nationale', après avoir entendu le rapport de son Comité de salut public, décrète :

« Art. P'. Le pavillon décrété par l'Assemblée nationale constituante est supprimé.

« IL Le pavillon natioDal sera formé des trois couleurs nationales, disposées en trois bandes posées verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon^ le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs,

« III. Les pavillons fde beaupré et le pavillon ordinaire de poupe seront disposés de la même manière en observant les proportions de grandeur établies par l'usage.

« IV. La flamme sera pareillement formée de trois couleurs, dont un ciiiquièmë bleu, un cinquième blanc et les trois cinquièmes rouges.

« V. Le pavillon national sera arboré sur tous les vaissijeaux de la République, le 1*^ jour de prairial. Le ministre de la marine donnera les ordres nécessaires. »

Ce décret est adopté *.

Quelques changements pourront peut-être, par des recherches minutieuses, que je serais heureux d'avoir provoquées, être apportés dans le Idétail des faits exposés ci-dessus. Mais je crois que

4 . Moniteur universely n^ 4 49, nonidi 29 pluviôse, Tan II de la République française^ une et indivisible (lundi 47 février 4794, vieux style). Convention nationale^ suite de la séance du 127 pluviôse, p. 604 bis^ coL 1 et 2.

Ton peut, sans trop de hardiesse, affirmer d'une façon générale la proposition suivante :

Le drapeau de la Constituante est le drapeau rouge^ blanc et bleu avec une tendance visible à conserver au blanc sa situation dominante; le drapeau de la Convention est lé drapeau bleUy blanc et rougCy avec une tendance légèrement marquée vers le rouge.

C'est au pavillon maritime qu'il convient^ de s'attacher pour connaître la forme véritablement typique du drapeau tricolore sous les divers régimes. Le pavillon de la Convention demeura celui du Directoire, du Consulat et de l'Empire.

Quant aux étendards de l'armée, l'avènement des trois couleurs y fut moins prompt, et l'uniformité du drapeau tricolore eut de la peine à s'y établir. Ce ne fut même, ce semble, que sous le gouvernement de Juillet, que ces étendards furent ramenés au type du pavillon maritime. Un mot maintenant de leur histoire, en nous aidant des recherches, en ce point neuves et intéressantes, de M. le comte Louis de Bouille \

\ . Les drapeaux français de 507 à 4 872, recherches histori-

Nous avons dit dans notre seconde partie qu'avant la Révolution, chaque régiment avait deux drapeaux différents : celui des conipagnies colonelles, qui était blanc, et le drapeau particulier du régiment, portant, sous la croix blanche, les couleurs de la province ou du personnage qui lui avait donné son nom. Nous avons rapporté ci-dessus une motion tendant à faire attacher à tous les drapeaux de l'armée la cravate tricolore. Le règlement du 1*' janvier 1791, qui substitua le numérotage aux désignations anciennes et historiques des régiments, et modifia l'organisation des bataillons et des compagnies, dispose, art. viii : « Chaque bataillon aura un drapeau d'une couleur distinctive, et cette couleur restera affectée audit bataillon. Ces couleurs seront fixées par le règlement qui sera rendu concernant l'habillement et l'équipement. Les cravates des drapeaux seront aux couleurs natiqnales^ » Il n'est pas

ques par le comte Louis de Bouille, accompagnées de 50 drapeaux. Paris^ Dumalne, 4872, in-46 de 80 pages et 12 planches. 4 . Règlement sur la formation, les appointemens et la solde de IHnfanterie françoise^ du i^^ janvier \1^\^ art. viii, dans le

question dans ce règlement du principal drapeau, affecté au régiment tout entier. Ce dpapeau , chose remarquable, demeura complétementblanc comme par le passé, sauf peut-être la cravate. Ce ne fut que le 30 juin 1791, après la fuite du roi, et pendant la suspension des pouvoirs qui lui avaient été réservés par la Constitution, que TAssemblée nationale, comme une des façons de lui témoigner son mécontentement, rendit, sur le rapport de M. de Menou, le décret suivant :

<( L'Assemblée nationale, ouï le rapport de son comité militaire, décrète ce qui suit :

« Art. P'. Le premier drapeau de chaque régiment d'infanterie française, allemande, irlandoise et liégeoise, de chaque régiment d'artillerie, ainsi que le drapeau de chaque bataillon d'infanterie légère ; le premier étendard de chaque régiment de cavalerie française, de hussards, de chasseurs à cheval et de carabiniers; les autres guidons de chaque régiment de dragons, porteront désormais les trois couleurs nationales, suivant les dispositions et^ formes qui

Journalmilitaire, n? 8, dimanche 20 février 1794, l, II, p. 4 38. Un règlement analogue fui rendu pour la cavalerie. Ces règlements sont signés Louis, et plus bas, Duportail.

seront présentées à TAssemblée par son comité militaire.

« IL Les autres drapeaux des régimens d'infanterie française, allemande, irlandoîse et liégeoise, et des régimens d'artillerie; les autres étendards des régimens de cayalerie française, de hussards, de chasseurs à cheyal et de carabiniers ; les autres guidons de chaque régiment de dragons, porteront désormais les couleurs affectées à l'uniforme de chaque régiment, suivant les dispositions et formes qui seront présentées à l'Assemblée par son comité militaire.

« IIL Tous les drapeaux, étendards et guidons porteront d'un côté l'inscription suivante : Discipline et Obéissance; de l'autre côté, le numéro du régiment.

« IV. Les cravates de tous les drapeaux, étendards et guidons seront aux couleurs nationales.

« V. Ceux desrégimens qui portoient dans leurs drapeaux, étendards et guidons, des preuves honorables de quelque action éclatante à la guerre, conserveront ces marques de leur bonne conduite et de leur valeur; mais toutes armoiries ou autres distinctions qui pourroient avoir rapport à la féodalité, seront entièrement supprimées sur les drapeaux, étendards et guidons*.

Ce ne fut que dans l'avant-dernière séance de

<. Journal militaire, n® 27. Dimanche 3 juillet 4791, i. II, p. 514. Cf. Moniteur universel^ n* 482. Vendredi 4" juil-

l'Assemblée constituante, le 29 septembre 1791 , qu0« les dispositions et formes » dont il est question dans le décret du 30 juin furent présentées, au nom du comité militaire, par M. Alexandre de Beauharnais. Je n'ai pu mettre la main (je signale €ette recherche à faire aux érudits en fait d'histoire de l'armée) sur le texte même du décret qui fut rendu sur son rapport. Voici l'analyse qu*en

lel 4791. Bulletin de V Assemblée nationale^ séance du jeudi 30 juin, p. 753, col. 2. Voici le rapport de M. de Menou :

« M. Menou, au nom du Comité militaire* Dans toutes les parties de Tempire français, les couleurs nationales sont devenues un signe de raliiemenl pour les patriotes, pour les défenseurs de la Constitution. Partout les ennenfiis de la liberté ont cherché à les détruire: et c'est peut-ôlre un des motifs pour les multiplier. Le panache blanc d'un de nos rois menait jadis les Français à la Victoire; les couleurs nationales feront plus, elles rappelleront aux ipilitaires qu'ils ont une patrie et qu'ils portent les armes pour la destruction du despotisme et la défense de la liberté. Ainsi que les aigles romaines, elles deviendront la terreur de ceux qui nous attaqueront, mais ne les déployant jamais pour envahir le domaine des nations étrangères, elles attesteront en même temps qu'elles prouveront votre courage et votre énergie, elles attesteront votre justice et votre générosité. Que l'étendard national confié entre les mains des soldats, soit un gage de leur soumission aux loisl Que nos braves militaires se convainquent que, plus une nation est libre, plus ses soldats sont soumis aux lois et à ta discipline I El vous, officiers français, si quelques préjugés vous retiennent, songez que les

donne le Patriote françois de Brissot; c'est la plus détaillée que j'aie pu trouver :

« M. Beauharnais a présenté, au nom du comité militaire, un projet de décret sur la forme des drapeaux de l'armée ; il a été adopté et porte en substance que le drapeau de chaque régiment sera blanc^ entouré d'une bande tricolore; au haut sera un petit encadrement de bandes tricolores^ au milieu le numéro du régiment ayec cette devise : Discipline et obéissance à la loi. Les drapeaux des autres bataillons seront variés selon le rang du bataillon ; les cravates seront aux couleurs nationales. »

distinciioDS honorifiques se sont dissipées comme une vaine fumée, que la véritable noblesse est le souvenir des bonnes actions, et que le souvenir est indépendant de toutes les lois.

« Voulez-vous partager la gloire de vos ancêtres? Ayez leurs vertus; faites pour votre patrie ce qu'ils ont fait pour elle ; mais n'allez pas chercher dans des antiques parchemins une suprématie qui n'est due qu'à la vertu. Jetez les yeux sur votre patrie; elle vous tend encore les bras. Voyez ce concert d'opinions et de volontés, pouvez-vous croire encore que la Constitution ne soit pas le résultat de la volonté générale, qu'elle ne doive pas faire le bonheur du peuple français? Réunissçz-vous aux défenseurs de la liberté, et vous acquerrez des droits imprescriptibles à la reconnaissance de la patrie... Votre comité militaire pense que les drapeaux aux trois couleurs nationales doivent devenir dans tous les régimens le signe de ralliement des bons Français. Il vous propose le projet de décrpt suivant, etc.

On remarquera l'analogie de ce drapeau principal de chaque régiment avec le pavillon de poupe adopté, près d'une année auparavant, par l'Assemblée constituante. Le blanc y domine. Â bien prendre, c'est toujours un drapeau blanc, mais entouré^ timbré et cravaté de tricolore.

AussLle Pafmf^ n'est-il pas content; sans trop oser le dire, il trouve ce drapeau trop semblable à l'ancien étendard de la France, trop royaliste, et il ajoute à son résumé cette phrase curieuse : € Sans doute la discipline et l'obéissance à la loi sont les premiers devoirs du soldat ; mais quand il marche à l'ennemi, ne serait-il pas essentiel que son drapeau lui rappelât qu'il va combattre pour la patrie et la liberté? Ce n'est qu'en tremblant que nous soumettons cette réflexion au comité militaire * .

^. Le Patriote françois, avec cette épigraphe: « Une gazette libre est une sentinelle qui veille sans cesse pour le peuple! » N® 782, samedi <•* octobre 1791, p. 389, col. 2. Assemblée nationale^ suite de la séance de jeudi 29 septembre 1794. Cf. Journal de Paris^ n^ 273, vendredi 30 septembre 179!, p. 1111, col. 1 et 2: a M. Alexandre Beauharnais a fait rendre un décret qui détermine les couleurs des drapeaux, qui seront va-

N'ayant pas eu entre les main3 le texte complet du décret, nous ne saurions positivement affirmer quel était l'ordre des couleurs dans la bande et dans l'encadrement tricolores ajoutés à ce drapeau blanc; mais l'analogie avec le nouveau pavillon maritime, que le comité semble avoir cherchée jusque dans les détails, nous permet, ce semble, d'attribuer sans invraisemblance à cet étendard l'ordre adopté pour le pavillon, c'est à savoir rouge^ blanc et bleu\

« La loi du 22 avril 1792, dit M. de Bouille,

riécs dans les divers bataillons, mais ayant toujours cependant les couleurs nationales et ces mots : Discipline^ obéissance à la loi. » Cf. rAmi du Bot, n° 274, vendredi 30 septembre 4791, p. 4091, col. 2 : et Le grand novateur de l'armée, M. de Beauharnais, n'est pas encore content; il a fait adopter un décret qui porte d'assez misérables changcmens dans les drapeaux de l'infanterie. »

1. M. de Bouille affirme au contraire (ouvrage cité, p. 49, note 1} que les trois couleurs sur le pavillon de M. de Beauharnais étaient disposées ainsi : bleu, blanc et rouge, et il en donne ainsi le dessin dans sa dixième planche. Mais il ne dit point si c'est là de sa part une supposition, ou s'il s'appuie sur un document authentique. Dans ce cas, je ne demanderais pas mieux que de m'incliner. Le blanc n'en conserverait pas moins sur ce drapeau sa situation dominante comme sur le pavillon maritime qui l'a évidemment inspiré.

ordonna que les anciens drapeaux et étendards de l'armée seraient brûlés pour être remplacés par des insignes aux trois couleurs. Les corps d'infanterie continuèrent néanmoins à se distinguer entre eux par les dispositions très-variées et souvent fort compliquées que ces trois couleurs affectaient sur leurs drapeaux. La plupart des vieilles enseignes furent brûlées à Paris le 1 3 août 1793...

« En l'an XI, un modèle presque uniforme de drapeau fut adopté pour l'armée ; les trois couleurs étaient ainsi disposées : un carré blanc ayant ses angles au milieu des côtés du drapeau ; des quatre triangles ainsi formés dans les angles du drapeauy deux étaient rouges et deux étaient bletis. Dans le carré blanc d'un côté du drapeau était le chiffre de la République française, R. F., accompagné de faisceaux et de branches de laurier; de l'autre côté un trophée en général

assez compliqué et variant suivant les diverses

armes...

« L'arrêté suivant fixa le drapeau du premier Empire :

Il ne sera fait aux drapeaux, étendards ^t guidons dont les modèles ont été précédemment arrêtés que les changements ci-après : on laissera d'un côté les trophées d'armes analogues à chaque corps, en substituant aux mots République française ceux de Empire français; sur l'autre côté on substituera à ce qui existe un disque d'azur au. centre d'une gloire ou rayons d'or et entouré aux trois-quarts par deux branches de laurier. Le disque portera Napoléon Empereur des Français à {tel corps); au-dessus sera Taigle impériale en or appuyée sur un foudre et surmontée de la légende Empire français au-dessus de laquelle sera la couronne impériale (de lauriers d'or) ; au-dessous du disque et des branches de laurier, la légende Valeur et discipline^ le tout conforme au dessin cidessous. La couleur et la coupe des drapeaux resteront telles qu'elles ont été réglées pour chaque arme.

Arrêté à Paris, le % thermidor an XIL

Signé : Maréchal Berthier.

« Ce modèle, ajoute M. de Bouille, sauf quelques modifications dans les ornements, est resté généralement en usage pendant la durée de l'Empire. * »

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