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CHAPITRE XJ U

capacité.doivent être au moins les suivantes : t. être âgé de plus de dix-huit ans ; 2. avoir une bonne vue ; 3. n’avoir pa.s été condamné à des peines criminelles ou correctionnelles »; il admettait qu’ « un étranger peut, comme un national, obtenir le certificat de capacité ».

Sur la nécessité des brevets et la nature des condi tions à exiger s’est manifestée, dans les réponses au Gouvernement français, l’unanimité des Puissances adhérant à la Conférence de Paris. La Grande-Bretagne, très opportunément, demandait qu’à tout brevet de pilote fut jointe la photographie du titulaire ; et la Russie, tout en laissant à chaque pays la liberté de constater comme il l’entendrait l’aptitude tics pilotes, réclamait pour ceuxci un examen spécial portant sur le droit international aérien.

En Italie, le Ministère de la Marine admettait que les conditions d’octroi du certificat fussent déterminées par les lois des Etats particuliers ; le Ministère des Travaux Publics préconisait, comme le projet de M. Eauchille, la pluralité des brevets pour les differentes espèces d'aéronefs ; et le Ministère de la Guerre estimait que le pilote devait, être breveté par une association aéronautique reconnue par l’Etat ; il commanderait à bord et serait seul responsable légalement; et les autorités pourraient toujours, en dehors de toute considération technique, déterminer les personnes à exclure. La Commission du Touring-Club était tout à fait d’accord avec ces dernières réponses ; après avoir constaté que « la délivrance de brevets de pilote est déjà entrée dans la coutume sportive », elle ajoutait : « la Commission estime utile d’obliger quiconque a l’intention de se servir d’un type d’aéronef à obtenir le dipléme de pilote pour le type choisi (sphérique, dirigeable, aéroplane) ; mais elle pense que, du moins actuellement, les brevets de pilote devraient être délivrés par les soins des sociétés techniques ou sportives (t) à ce autorisées ».

(t) 11 parait préférable de réservera une Commission d’Etat la délivrance des brevets d’aviateur. C’est à quoi tendent d’accord, en Italie, les Ministères de la Guerre et des Travaux publics.

aptite.de des pilotes

Pour que les candidats à ce brevet puissent espérer non seulement l’obtenir, mais encore s’en servir utilement. M. Meili (1) exprimait le vœu que (les cours d’enseignement appropries lussent institués dans les principaux établissements de physique et de météorologie. Il citait l'exemple de M. Beutsch delà Meurlhe, donnant en 1908 un demi-million dé Crânes et une rente de •la .000 francs pour la fondation d’un institut aéronautique, et celui de M. Basile Zukaroff. qui réside à Paris, dotant de 701.000 francs une école de navigation aérienne. Tes exemples ne sont pas restés isolés. En janvier 1910. la « Zeitschrift lür da.s gesainmte technische une! gcwrrlilirhe Hecht» annonçait que le laboratoire d’aéronautique crééà l'Université de MrHtmgue avec les fonds donnés par la Société de Navigation mécanique Aérienne et par la Société pour le développement de la Physique et des Mathématiques relatives à I industrie c®'! Aéronautique, avait obtenu aussi une large subvention du gouvernement prussien : ce dernier y avait fondé une chaire d’enseignement de l’aéronautique, confiée an professeur Prunde. I ne chaire semblable était bientôt criée à l'école de Cbarlottenlifurg. En Italie, à l’éclie militaire de Tor di Quinto, qui existe depuis 1908 et a déjà donné d'excellents résultats, cl aux enseignements université i res spéciaux institués à iftadoué et dans d’au très écoi es un i vcrsilaires, s’ajoutaient une école spéciale d’aviation ouverte en juin 1910 près du nouvel aérodrome de Milan, et une autre à Pordcnone. Ces écoles, placées sou s le patronage de la Société Italienne d’Avialion, ont pour luit de former des pilotes aviateurs et des mécaniciens aviateurs Ainsi les progrès de la locomotion correspondent à ceux de la construction ; et tandis que se modifient et se perfectionnent les machines aériennes, ceux qui veulent se risquer à les diriger forment et affinent leurs qualités.

On ne tarda point aussi à prier d’une entente internationale, soit pour l’octroi de brevets ayant partout la même signification,

(I) Muai, I prohlean rjiuridid dalla aviazionc : « Rivista dclle Cormminizioni s, fév. 1910, p. 112.

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