‹ Le droit au travail à l'assemblée nationalChapitre 35 sur 51 · IX. OPINION DE M. P.-J. TROUDHON · texte numérisé non relu

IX. OPINION DE M. P.-J. TROUDHON

(M. Proudhon devait prendre la parole à propos de l'article 13 du chapitre de la Constitution, qui garantit les droits des citoyens. (V.

(I) Nous ne savous à qui M. LouisTîlanc adresse l'expression de calomniateurs. Mais ce que nous savons, c'est que les qualre-viugt-dix-neuf ceiilit'nics des idées écoiiomiqucs, que la raison avoue dans les écrits de M. Louis Blanc, se reirouveut dans les livres des philosophes qui depuis Quesnay se sont ciïorcés de faire marcher l'économie politique. Une faudrait pa» qu'uu jour M. Louis Blanc put se figurer qu'on lui a copid ce dont il a été lui-même plagiaire.

(•2) M. P.-J. Proudhon a éli^ nommé rcpréseniant de la Seine, ii l'époque des premières t'ieclions partielles. Ce publicistc était connu depuis une dizaine d'années dans le monde savant par ses publications; son nom est devenu populaire depuis la Révolution de Février, h cause des articles qu'd a insérés dans le journal le Représentant du peuple. A la Chambre, il a proposé l'Etablissement d'une Banque d'échanges qui a été combattu par M. Thiers et qu'il a défendu dans un discours qui a mis son nom dans toutes les bouches. M. Proudhon s'est beaucoup occupé dans sa jeunesse d'études métaphysiques et bibliques; il a successiTem«nt publié :uuebrochure sur VUtilitédii rfimancfef, au point de vue de l'hygiène, delà morale et de la famille; un pamphlet fameux (1840), intitulé : Qu'est-ce que la propriété? (l^uesWon à laquelle il fait cette réponse : La propriété c'est le vol) ; une Lettre sur la propriété ; un Avertissement aux propriétaires; un volume intitulé : De la notion de l'ordre dans Vhumanité (1813) ; deux volumes intitulés: Syî/é?«es de contradictions économiques, ou pMlosophie de la misère (18-46); etc.

M. P.-J. F^roudhon est un écrivain de premier ordre. Ses livres sont un étonnant mélange de clartés et d'erreurs. 11 a pris à parti avec une rare vigueur, et souvent avec une audace inouïe, et le socialisme et f économie politique : personne, mieux que lui, n'a critiqué et mi a nu le danger des idées socialistes, personne ne les a mieux défendues. Il est impossible de •lire ce qu'il y a dans cette tcte-là.

M. Proudhon est né à Besançon, dans une famille modeste; sou pcre est tonnelier. Il a

cet article, au commencement de son discours et dans les extraits du projet de la Constitution, et du texte voté que nous avons donné au début de ce Recueil.) Nous reproduisons ici les plus importantes parties du discours qu'il se proposait de prononcer, et qu'il vient de publier (1). M. Proudbon fait précéder son travail d'un Prologue qui ne manque pas d'intéi et. On pourra remarquer que, soit dans ce prologue, soit dans le discours lui-même, l'auteur fait bon marché de ceux de ses collègues à la Chambre qui mettent comme lui le socialisme sur leur drapeau. — Dans plusieurs endroits de ce travail, on trouvera aussi une critique très-juste des formules introduites daus la Constitution par la Commission elle-même.)

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