‹ Le Droit Augural Et La Divination Officielle Des RomainsChapitre 12 sur 102 · Zist. des Romaïns, t. pur · texte numérisé non relu

Zist. des Romaïns, t. pur

Le caractère religieux de la divination rapprochait son Lut de celui de la prière, tendant à obtenir de la divinité une modification de la destinée humaine ». La prescience, dit M. Bouché-Leclercf, devait fournir à l’homme le moyen d'échapper à des malheurs prévus, ou de réaliser à coup sûr des espérances changées en certitude. Que la mantique soit appliquée à l'avenir, au présent où au passé, le résultat utile qu'on en attend est toujours placé dans l'avenir. Mais en regardant le problème de plus près, on $’aperçut qu'il v avait entre lobjet de la divination, lorsqu'elle est appliquée à l'avenir et le résultat désiré, c’est-à-dire la modification de l'avenir, une contradiction irréductible. Pour que la cvination püt être utile, il fallait que l'avenir révé'é par les dieux füt simplement conditionnel, susceptible de prendre un autre cours; et, d’un autre côté, cet avenir flottant, indéeis, dépendant de vo'ontés Hbres, répondait mal à l’idée de lois fixes, idée que gravait dans les esprits le spectacie de lordre universel » (1). En résumé, l'avenir devait être tout à la fois immuable pour pouvoir être prévu, et conditionnel pour que la divination fût ulile.

Ain de sorur de ce conflit sans issue entre la prescience et la liberté, les poètes de la Grèce imaginèrent que la volonté de Zeus se confondait avec les décrets de la fataté. Is croyaient justifier la divination en identifiant le destin avec un être raisonnable et bienveillant ; capable

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