Dion NS
Relativement à l'efficacité d'un prodige on avait à examiner si ses effets pouvaient être ajournés où même complètement détournés. Les devins tostans fixaient à dix ans ou à trente ans la durée maxima de la prorogation possible des effets d’un prodige, suivant que ce prodige concernait un particulier où un État (1). Il serait trop long de suivre dans tous leurs détails les mille et une règles d'interprétation sorties de l'imagination étrusque. Disons seulement, pour en finir avec ce sujet, que les haruspices devaient s’aider des résultats fournis par les autres procédés divinatoires et que, sous l'influence de l’optimisme grec, ils en vinrent parfois à considérer comme heureux, les présages antérieurement reconnus les plus funestes.
Quant à la conjuration des foudres, elle avait pour but soit de les écarter, soit au contraire de les aturer. Le moven employé pour attemdre ce but consistait généralement dans emploi de formules magiques (2).
2° Inspection des entrailles des victimes. — Au dire d'Eusèbe ce genre de divination a été porté à sa perfection par les Étrusques (3). On appelait « hostiæ consultatoriæ » (4) les victimes immolées en vue de la consultation divine. C'était ordmairement des taureaux, des veaux, des agneaux où des coqs (5).