OUT
blée leur annonce malheur ; mais un conseil de guerre est encouragé par une perspective de victoire, quand un faucon passe en volant au-dessus d'eux ; un vol d'oiseau à droite du sacrifice de guerre est propice, si les villages de la tribu sont de ce côté ; mais si l'augure se montre dans la direction ennemie, la guerre doit Ctre abandonnée (1) ». Au dire de Klemm il en est de même chez les Kalmouks (1).
Dans les nations eivilisées 11 en reste aussi des traces. « Le pavsan allemand affirme avec une singuhère naïveté que si un chien hurle en baissant la tête, 11 prédit la mort ; mais sil lève la tête il annonce le retour à la santé (2)». Pour le paysan français, le cri de la chouette posée sur le toit d’une maison où se trouve un malade, est un signe de mort. Il se produit sans doute dans l'esprit de ce dernier une sugcestion qui hâte sa fin; et cela contribue au maintien de la crovance superstitieuse. Mais c'est surtout la Corse qui est restée le refuge de ces superstitions. Nous avons connu un officier corse des plus distingués, très instruit, sorti dans les premiers rangs de Sant-Cyr et qui, après avoir visité un appartement tout à fait à sa convenance n’a pas osé le louer, uniquement parce qu'en sortant de la maison il avait vu passer une chauve-souris. La chauve-souris en Corse est d’un mauvais présage.
(b) Auspices tirés de l'appétit des coqs. — En théorie
ik Tyler, AA 2. Tylor, #4:d., p. 138, d'après Wut:ke.
on pouvait bien observer toutes sortes d'oiseaux au point de vue de l'appétit, mais en fait, la pratique trouva plus commode de n'avoir recours qu'aux poulets sacrés. Lorsqu'en prenant leur nourriture ces volatiles « laissent tomber de leur bec quelque chose qui frappe là terre » on dit que le tripudium sollistimum s'est produit et c'est le plus heureux des présages (1).
Qu'on juge de l'importance à Rome des cogs sacrés par ce qu'en à dit Pline : « ce sont eux qui régissent quotidiennement nos magistrats et qui leur ouvrent où leur ferment leur propre maison ; ce sont eux qui lancent où retiennent les faisceaux romains, qui ordonnent où défendent les batailles, avant fourni les auspices à toutes les victoires remportées dans la terre eutière : en un mot, ce sont ee maitres des maîtres du monde » (2).
La sincérité des auspices ainsi obtenus était quelque peu douteuse, si l'on en croit se she me
l'oiseau avait été libre de nn - our:
More eee prète uiles
un auspice » (4)! Le sérieux ave lesgoiel Cocbrens se Pole en dit assez long sur la érovance des Pnnaines,
| Ce mode de divination n'était guère emplosé que fais 4 les camps, La tente du commandant était considérée comme le centre d'un temple, Pour prendre les ansgres le général se faisait assister de pullurii, sortes d'augures subalternes ; les véritables augures se suivarent pas les È armées. L'opération divinatoire se faisait dans le plus Z grand silence, devant les trompes assernblées e1s terne des combat; et l'on se battait avec d'autant plus d'entrain qu'elle avait mieux réussi, On es verra plus lon des preuves,
LE
€) Observation des éelairs 4 des foutres, — M 4 probable que les premiers Monsaiss ne comment pas cette méthode divisatoire, et qu'elle leur vint de l'Étrurie, On faisait à Bome trés grand cas de Va sure de des haruspices toscans, #1 Fons ne cri fras voir moins faire que d'utiliser cette sciessee,
A quelle époque ce procédé prit-il place dans le rituel air 2 Nous ne ponsons, H-dessus, ri
. ka DEL
ment divin, Le tonnerre était regardé conne nélaste (1 til safisait d'un éclair dans un ciel nuageux, pour lure dissoudre immédiatement les comices, En revanehe, le reflet d'un éclair dans un ciel serein était d'heureux présage S'iapparaissait à la gauche eten avant, Ce genre
d'auspices jouissait d'un très grand prestige,
En théorie, la divination devait reposer sur des signes réels, expression du langage divin, Primitive ment, sans Qoute, On n'en connaissait point d'autres. Mais lorsque la Toi commença à baisser, R pratique n'imagina-t-elle pas d'en créer par la parole onunale ! En fut, laugure annonçait qu'il avait vu un éclair à gauche, alors qu'il n'avait rien vu du tout, L'auspiciant s'en con tentait : sa responsabiité était à couvert, L'augure jouait en somme le rôle de mandataire des dieux et les lait par son dire, Le Romain avait l'esprit juridique extrôèmement développé, Iconcevait le droit comme devant régler non seulement les rapports des hommes et des choses, mais aussi des hommes et de la divinité, Celle-ci n'avait qu'à punir son mandataire Si avait menti (à).
Heureusement pour l'augure, il est avec le ciel des accommodements, Les dieux étaient censés approuver tout ce qu'ils ne délendaient pas : qui ne dit rien, consent? et celui-ci n'encourait leur colère qu'au cas où il annonçait des signes favorables en présence de présages lunestes (4,