Cie. Dév., 1, 16, — lite-Live, NX
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La tradition était, bien enteadu, qu'en pareille oceu rence les dieux punissaient effectivement l'augure coupable (D).
Ainsi qu'on le voit, le rituel augural recélait assez de hnesses, pour qu'il fut possible de faire dire à la divination tout ce qu'on avait besoin de lui faire dire : c'est ce qui en à lait un instrument gouvernemental des plus merveilleux.
2 Omina, sorts et livres sibyllins. — Les livres sibvilins rentrent, comme on le verra, dans la catégorie des sorts, et les sorts sont en quelque sorte des omina écrits. C'est donc l’omen qu'il nous faut d’abord définir.
La divination ominale est celle qui semble le plus parüuculièrement propre à l’imagimation romaine. L’omen est un présage fortuit fourni par le langage humain, sous forme d'al'usions détournées et mvolontaires. «Si quelqu'un, songeant à ses propres affaires et parlant de ce qui l'occupe, dit Cicéron, vient à prononcer un mot qui s'applique à ce que vous faites ou à ce que vous pensez, ce sera pour vous un sujet de crainte ou de confiance » (2). L'omen est créé avec les éléments fournis par le hasard: e’est une sorte de part capricieux offert par les dieux, mais ceux-e1 ne sont liés que si l'observateur accepte ce pari, au moment où le hasard le fui offre.