‹ Le Droit Augural Et La Divination Officielle Des RomainsChapitre 35 sur 102 · Pline · texte numérisé non relu

Pline

On sait qu'il y eut des sorts célèbres à Préneste. Une légende, dont Cicéron (1) nous a conservé la trace, voulait qu'ils eussent été trouvés dans le roc, à la suite d’un songe révélateur. Ils étaient gravés sur des tablettes en bois de chêne. Pour les consulter on en faisait probablement tirer une au hasard par un enfant. L’écrit qu'elle portait était la réponse du dieu. [n’y avait de consultation publique régulière, qu'une fois par an.

Les livres sibvllins sont des sorts à l'usage exclusif de l'État romain.

Sous le règne de Tarquin le Superbe, une femme inconnue, la sibylle elle-même, pensait-on, vint offrir au twran l'acquisition de neuf livres remplis d’oracles sibvllins. Ces oracles étaient en grec et rédigés en vers hexamètres (2). Tarquin refusa. L’inconnue brûla alors trois livres et retourna lui proposer les six autres au même prix. Sur un nouveau refus, elle en brüla encore trois et vint derechef offrir, toujours pour le même prix, les trois livres restant. Cette fois, Tarquin accepta trouvant la chose extraordinaire. [en confia la garde à deux eitovens notables auxquels 11 adjoignit deux esclaves publiés connaissant le grec.

Avec le temps, ces trois recueils furent augmentés de prophéties soi-disant dictées par des voix sibyllines, entre autres par la nymphe de Tibur.

« Les oracles sibvilins, écrits en hexamétres, contenaient des prophéties sur la race d'Énée qui régnait

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