Tibulle, IL
dans Plda. Is éveillaient où confirmaient l'idée de lPorieine troyenne des Romains, et ceux-c1 S’appliquant les prophéties qui concernaient la race d'Énée, crurent \ lire leur avenir » (D).
L'incertitude règne sur la méthode suivie pour leur consultation. IF est probable qu'on se servait du procédé si simple des sorts tirés dans un livre quelconque et qui consiste, après avoir ouvert le livre au hasard, à prendre pour réponse divine, la première phrase qui vous saute aux veux. Ce qui augmente l’incertitude et rend cette explication douteuse, c’est que les livres des anciens avaient généralement la forme d’un rouleau. La veille de la consultation « les quindecemvirs, pour invoquer l'esprit prophétique, font en lhonneur d’Apollon, dieu des oracles, une procession dans laquelle il portent un dauphin, animal qui lui est consacré » (2).
Les livres sibyllins étaient conservés dans le sacrarium au-dessous du temple du Capitole (3). En 83, le feu du ciel incendia ce temple et les livres sacrés furent la proie des flammes. Pour réparer cette perte, le Sénat envoya une ambassade à Érythræ, le pays de la plus ancienne Sibylle, pour y recueillir de nouveaux oracles. L’ambas-
1. fist. intl. de Rome tirée des Ræmische Alterthiümer, de Lange, par A. Berthelot et Didier, tome I, p. 88.