‹ Le Droit Augural Et La Divination Officielle Des RomainsChapitre 43 sur 102 · Qite live, XXII · texte numérisé non relu

Qite live, XXII

en à Conservé un passage re'atif à la division des magistratures au point de vue augural(l\. En voici la traduction : « Les auspices pris par les patriciens se divisent, comme les magistratures, en deux classes. Les grands auspices sont pris par les consuls, les préteurs et les censeurs, mais ne sont pas égaux entre eux pas plus que les magistratures. En effet, les censeurs ne sont pas les collègues des consuls ni des préteurs: mais les préteurs sont les collègues des consuls. Les auspices des censeurs ne peuvent être ratifiés où annulés par les consuls ou les préteurs, ni ceux des consuls où des préteurs par les censeurs. Les censeurs annulent ou ratifient les auspices des censeurs ; les consuls et les préteurs ont entre eux le même droit. Le préteur, bien que collègue du consul, ne peut pas l’interroger en justice : telle est la tradition et l'usage jusqu'à ce jour, et ainsi nous l’apprend C. Tuditanus au treizième livre de son commentaire. La raison en est que le consul est au-dessus du préteur, et que linférieur ne peut pas interroger un collègue placé au-dessus de lur. Préteur dans ces derniers temps, Je me suis conformé à l'usage de nos pères et n'ai pas pris les auspices quoique présidant les comices. On ne prend pas les mêmes auspices pour l'élection d'un censeur que pour celle d’un consul où d’un préteur. Les autres magistrats ne prennent que les petits auspices :

1, Aulu-Gelle, XIII. 15.

voilà pourquoi ils sont appelés petits magistrats, et les autres grands. Les petits magistrats sont élus dans des comices par tribus, où plutôt par une loi votée par curie ; les grands magistrats sont nommés dans des comices par centuries. »

Ce passage de Messala, ajoute Aulu-Gelle, explique très clairement quels sont les petits magistrats et d’où leur vient cette dénomination. Il nous apprend encore que les consuls et les préteurs sont collègues, parce qu'ils sont nommés sous les mêmes auspices. Les auspices pris par eux sont appelés grands auspices parce qu'ils ont plus d'autorité.

Le même Messala, dans le même ouvrage, dit des magistratures inférieures : « Le consul peut empêcher tous les magistrats de convoquer les comices et de haranguer le peuple. Le préteur peut en empêcher tous les magistrats, hors le consul. Les magistrats inférieurs ne peuvent l’interdire à personne. »

D'après l'inspection de ce texte, on pourrait croire que les méthodes augurales varient suivant la qualité des magistrats. [l n'en est rien; au dire de M. Bouché-Leclereq, dont la compétence en ces matières est incontestable : le droit d'auspices autorisait à user de tous les modes réguliers d’auspication, et la différence entre les auspices majeurs et mineurs n'était pas dans la nature des signes observés, mais dans l'emploi qu'on en pouvait fare (1).

Page 1