Bouché-Leclercq, 04. cit., p
THÉORIES JURIDIQUES IOI
De toute façon, Jupiter était singulièrement enchainé par ces règles du droit augural ! Il lui fallait les connaître à fond, s'il voulait que sa volonté fut comprise et ses ordres exécutés par le peuple romain.
En résumé, les augures avaient divisé les magistratures en deux grandes catégories : 1° celles qui avaient les auspices majeurs; ces auspices étaient attribués à tous les magistrats investis de l'émpertun, c'est-à-dire les consuls, les préteurs, les dictateurs et les maîtres de la cavalerie. 2° Celles qui n'avaient que des auspices mineurs : la questure et lédilité
curule (4).
Entre ces deux catégories de magistrats on plaçait les censeurs dans une situation intermédiaire.
Pour compléter la hiérarchie, le droit augural avait admis dans chaque classe, relativement à la valeur des auspices, autant de degrés que de magistratures distinctes.
Les auspices dun dictateur étaient au-dessus de tous les autres; ceux des consuls primaient les auspices des préteurs. M. Bouché-Leclercq pense que la même gradation existait pour les autres” catégories d’auspices, et il ajoute : € Cette classification avait une grande importance pratique; car non seulement elle réglait les droits respectifs des divers magistrats, toutes les fois que dans leurs rapports S’introduisait quelque