‹ Le Droit Augural Et La Divination Officielle Des RomainsChapitre 53 sur 102 · Lite-Live, XXVI · texte numérisé non relu

Lite-Live, XXVI

2. Ibid. .XLV, 19. — Cf. séid., XXII, 49. — IV, 18. — Cf. aussi Amnien Marcellin, XXV, 6.

3, Études snr la Religion romaine, par Edouard Sayous (1889), p. 20.

dit-il, ne voulaient pas qu'on entreprit une guerre sans prendre les auspices. Depuis combien de temps la guerre est-elle faite par des proconsuls et des propréteurs privés du droit d’auspices? On s’en dispense au passage des fleuves, on néglige le #ripudium » (D). « Nos généraux, dit-il ailleurs, commencent à faire la guerre quand ils ont déposé leurs auspices » (2). Ce n'est pas qu'on ne faisait plus usage des pratiques divinatoires dans les camps: mais on avait abandonné la divmation officielle pour prendre conseil des baruspiées qui avaient envahi les armées. Une évolution S'était produite. Désormais ce sont les entrailles des viclimes qui deviennent à certains égards les guides des légions.

I nous reste à parler maintenant du rôle de la divination dans la célébration des mariages. Jusqu'à présent nous n'avons montré €e rôle que dans la vie publique et le droit public. Allons-nous trouver là une application de la divination au droit privé ? Non, pas précisément ; car ainsi que exprime M. Cuq. le mariage est par lui-même un acte étranger à la sphère de ce droit (3\.

ACC 20, 411596.

DROIC. A7. Deco, A2:

3. Znslilutions juridiques des Romaïns, p.222.— Aussi [héring a bien pu écrire «quelque important que soit le rôle que les auspices, les présages, etc..., jouèrent à Rome, mème dans la vie privée, il est cependant très caractéristique que nous ne puissions signaler la plus petite trace de leur influence dans le droit romain privé.» (L'Esprit du Droit romain, t. \, p. 847, en note.)

On sait que le mariage romain comportait deux formes principales suivant que la femme tombait ou ne tombait pas 4 mamun mariti. La manus s’acquérait par la confarreatio, par lusus et par la coemptio. Mais une certaine obscurité règne sur ces formes différentes du mariage romain. Marquardt écrit à ce sujet. © De même que les adrogations et les testaments de l’ancien temps se faisaient en comices curlaux il semble, vu le nombre de témoms requis, que la conferreatio ait dù se célébrer dans la curie en présence des dix gentes. Les enfants nés de semblables unions patrimi et matrimi étaient en effet les seuls habiles à gérer les sacra publica et privata : 11 fallait donc bien que cette capacité fût constatée pardevant toute la communauté mtéressée, par la célébration publique du mariage.

Il est moms aisé de se faire une opinion sur les trois autres formes du mariage. Elles se valent en tant qu'elles n'offrent aucun caractère publie nt relioieux, ce sont de simples mariages civils » (1). Plus loin il pense que les diverses formes du mariage romain ne comportent qu'une seule et même série de rites, et que ces rites communs peuvent tous se ramener à la forme la plus ancienne, à la confarreatio (2).

1. Manuel des Antiquilés romaines. t. X\IV.ZLa Vie privée des Romañns, par J. Marquardt, trad. de V. Henry, 1892, p. 43.

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