‹ Le Droit Augural Et La Divination Officielle Des RomainsChapitre 55 sur 102 · Zoid., p · texte numérisé non relu

Zoid., p

M, E. Cuq, son mariage n'était pas nécessairement soumis à la formalité de la prise d’auspices (4). Quand cette formalité était-elle nécessaire ? € Lorsqu'on voulait en obtenant l’assentiment des dieux, répond M. E. Cuq, prévenir des inconvénients analogues à ceux qui seraient résultés des mariages entre plébéiens et patriciens. Ces inconvénients, Tite-Live les indique (L. IV, 2) cest la confusion des cultes et la confusion du sang » (1). Et plus loin, il ajoute : « Dans la discussion de la proposition présentée par le tribun Canuleius, lun des principaux arguments Invoqués pour maintenir l'interdiction du mariage entre patriciens et plébéiens, c’est que les patriciens seuls avaient le droit d'auspices. Nous en avons conclu. que les plébéiens se mariaient sans consulter les auspices, Ils ne pouvaient, en effet, n1 les consulter eux-mêmes, ni par l'intermédiaire d’un augure privé qui n'était qu'un délégué. Cependant les écrivains des derniers siècles de la République aflirment que cette formalité élait commune à tous les mariages. Le matin du jour où la cérémonie devait avoir heu, le premier soin du fiancé ou de son père était de S'assurer que les auspices élaient favorables ; sinon le mariage était ajourné » (2).

Il est probable que primitivement les plébéiens ne consultaient que les haruspices. Mais comme il était

1 Cug 02:1c77, Dei.

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